segunda-feira, 27 de abril de 2015

Ligue 1 : La chute libre dans le sprint final? Marseille n'a rien d'un pionnier



Resultado de imagem para LIGUE 1Resultado de imagem para bandeira france

Battu pour la quatrième fois consécutive en championnat face àLorient vendredi (3-5), Marseille vit une fin de saison très difficile. Mais le club phocéen n'est pas le premier à connaître une telle désillusion dans le sprint final.
Dimanche 5 avril. Marseille s'apprête à accueillir le PSG dans un match entre prétendants pour le titre. Troisième avec 57 points, l'OM compte un point de retard sur Lyon, deuxième, et deux sur Paris en tête du championnat. Une course à trois haletante que tout le monde espère voir se prolonger jusqu'au bout.
Quatre journées plus tard, les Phocéens sont cinquièmes de Ligue 1 avec le même nombre de points qu'avant la réception du PSG. Quatre défaites de rangs, dont une dernière humiliante face à Lorient au Vélodrome (3-5), et voilà Marseille à onze points de Paris et Lyon en tête, et distancé pour une place qualificative pour le tour préliminaire de Ligue des champions à cinq points du troisième Monaco.
Un naufrage inattendu pour l'OM, qui dit adieu à ses illusions nées de son départ canon en début de saison. Mais il est loin d'être le premier à connaître ce sort cruel en Ligue 1 depuis le passage à la victoire à trois points en 1994/1995. Même si ça ne le consolera pas, l'OM a encore quatre match pour ne pas imiter ses prédécesseurs.

1995/1996 : Paris n'a pas fini le travail, il a mis 17 ans à s'en remettre

Champion de France 1994, Paris s'achemine doucement vers son deuxième sacre en trois ans. Au soir de la 31e journée, le club de la capitale compte 5 points d'avance sur son dauphin Auxerre. Un petit matelas qui va fondre en quelques semaines.
Absorbé par la Coupe des Coupes, qu'il remportera le 8 mai face au Rapid de Vienne (1-0), le PSG encaisse trois défaites et concède deux nuls au cours des sept derniers matches de championnat. Auxerre en profite et remporte le titre avec quatre points de plus que son rival. Le début d'une disette de 17 ans en championnat pour Paris, qui devra attendre la saison 2012-2013 pour glaner son troisième sacre national.

2000/2001 : Tout juste promu, Lille a été un peu court

De retour dans l'élite après trois saisons en Ligue 2, Lille surprend tout le monde au début de la saison 2000/2001. Troisième à la trêve dans une Ligue 1 à 18 clubs, le LOSC prend même la tête à l'issue de la 24e journée et commence à croire l'exploit possible. À la lutte avec Nantes, il est toujours leader à la 29e journée avant de lâcher prise.
Sur les cinq dernières journées de championnat, les Dogues ne gagnent qu'un match pour trois nuls et une défaite. À l'issue de la saison, ils terminent troisième à neuf points du champion nantais et à cinq points de l'OL.

2001/2002 : Lens craque dans le money time et adoube Lyon

Sacré en 1998 en ne devançant Metz qu'à la différence de but, Lens fait tout pour ne pas avoir à partager les honneurs quatre ans plus tard. Leaders avec six points d'avance sur Lyon à cinq journées de la fin du championnat, les Sang et Or semblent filer tranquillement vers le deuxième titre de leur histoire.
Mais les Nordistes s'effondrent entre la 30e et la 33e journée avec une seule victoire pour une défaite et deux nuls. Avant son déplacement à Gerland pour la dernière journée d'une Ligue 1 qui repassera à 20 clubs l'année suivante, Lens ne compte plus qu'un point d'avance sur les Gones. Le champion de France est balayé 3-1, perd le titre pour deux unités, et laisse filer l'OL qui ne sera plus détrôné avant 2009. Renversant.

2004/2005 : Au pied du mur, l'OM n'a pas trouvé les ressources pour la dernière ascension

19 février 2005, l'OM, qui vient de battre Bastia, revient à six points de Lyon après 26 journées de championnat. Les Gones sont encore loin, mais le club phocéen peut y croire. Sauf que Marseille va sévèrement déchanter.
Sur les douze dernières journées de championnat, Marseille n'en remporte qu'un seul et termine même la saison sur une série de huit matches sans victoire (4 nuls et 4 défaites). Cinquièmes, les Olympiens se qualifient pour la Coupe Intertoto, très, très loin de la Ligue des champions.

2009/2010 : Bordeaux l'a joué Dr Jekyll et Mr Hyde

Titré la saison précédente avec onze victoires de rang pour finir le boulot, Bordeaux démarre l'exercice 2009/2010 sur les mêmes bases. Emmenés parLaurent Blanc, les Girondins comptent sept points d'avance sur Marseille à la trêve, six à l'issue de la 24e journée.
Ça, c'était le bon visage du FCGB, qui a changé du tout au tout en quelques semaines. Sur les 14 derniers matches, les coéquipiers de Yoann Gourcuff etMarouane Chamakh n'en remportent que trois, concède 4 nuls et encaisse 7 défaites. Quinzième équipe de Ligue 1 sur la phase retour du championnat, Bordeaux termine à une triste 6e place, hors des places européennes.


#OM : « Des comportements inadmissibles » pour Olivier Rouyer


Les Marseillais peuvent se prendre la tête entre les mains.
Les Marseillais peuvent se prendre la tête entre les mains.

Présent au Vélodrome lors de la débâcle marseillaise, Olivier Rouyer, ancien footballeur devenu consultant TV pour Canal plus, a entrevu une cassure entre l'entraîneur olympien Marcelo Bielsa et son groupe après le 4e revers de l'OM vendredi.

Olivier Rouyer, êtes-vous surpris par la performance de Lorient et de Jordan Ayew ?
Oui je suis très surpris. C'est terrible de dire ça, car la performance de Lorient a été très bonne et celle de Jordan en particulier. Il avait à cœur de démontrer beaucoup de choses. Mais on ne peut occulter la faiblesse de l'OM. Les Lorientais ont été sérieux, appliqués, entreprenants, mais ils ont aussi été mis en difficulté, en prenant trois buts. Je ne comprends pas comme nt l'OM n'a pas pu en profiter.
Quelle est la part de responsabilité entre les joueurs et le coach ?
Celle des joueurs est largement engagée en défense. On peut mettre en place tous les systèmes qu'on veut, quand les joueurs manquent d'intelligence de jeu, de désir de compenser les erreurs de l'autre, il y a toujours un souci. Je pense qu'on a aussi vu les limites du système Bielsa, avec des joueurs en difficulté et parfois même dans l'incompréhension. J'ai le sentiment que depuis la défaite contre le PSG, certains ont lâché prise. Depuis que la première place à laquelle ils ont longtemps cru, n'est plus accessible, on voit des comportements inadmissibles.
Voyez-vous un lien avec les joueurs en fin de contrat ?
Pas forcément, c'est plus un comportement général. À part Payet, le reste c'est compliqué. On a l'impression que les joueurs ont lâché, que c'est fini, et pour certains que seule leur personne compte, l'équipe ne compte pas. J'ai ce sentiment, vu de l'extérieur.
Y-a-t'il encore des motifs d'espoir pour la fin de saison ?
Sur ce que j'ai vu hier, il n'y en a aucun. J'espère quand même qu'au fond d'eux-même, les joueurs se sont dits : "on est passés pour des cons, on doit continuer de se battre au moins pour la troisième place". J'espère qu'il y aura cette prise de conscience, tant que le podium est envisageable mathématiquement.

Nenhum comentário:

Postar um comentário