OM 2-0 Juventus : pour le prestige
Devant plus de 64 000 spectateurs, l’OM a remporté la deuxième édition du Trophée Robert Louis-Dreyfus face au finaliste de la dernière Ligue des champions, réduit à dix durant toute la seconde période.
De là-haut, Robert Louis-Dreyfus a certainement apprécié. L’OM lui a rendu un bel hommage en battant la Juventus, peut-être pas encore complètement au point, à une semaine de la Supercoupe d’Italie contre la Lazio, à Shangai.
Les Olympiens, eux, avancent. Sans grand éclat, mais pas à pas. Chi va piano, va sano…
Ce Trophée acquis sur la Vieille Dame est un succès de prestige, certes, mais on parlera dans quelque temps encore dans ces belles soirées où il fait si bon se retrouver. On se remémorera les premiers drapeaux bleus agités en tribunes, le plaisir d’entendre à nouveau Jump, ces premiers frissons parcourus sur une saison dont on attend tant. Comme chaque année en somme. Avec cette victoire, celle-ci est bien née.
Avec un onze de départ où une seule recrue (Rekik) et un néo-pro (Sparagna) ont été alignés, un bon quart d’heure a été nécessaire pour entrer dans la rencontre. Le 4-4-2 losangé turinois a surtout mis en avant la fluidité de son animation offensive, la spontanéité des transmissions, la variété et la justesse des déplacements malgré une pelouse, comment dire, en cours de préparation !
Pendant ce quart d’heure, chacun a pris ses repères. Les deux latéraux olympiens, Djadjédjé et Mendy ont cherché les bons réglages pour coller aux basques des milieux excentrés italiens, Pogba et Khedira. Devant la défense, Lemina était au marquage de Pereyra.
De premières minutes hésitantes, les Olympiens ont trouvé plus de dynamisme une fois le quart d’heure passé. Tout a démarré quand Batshuayi a secoué Caceres dans un duel. Les échanges ont été plus soignés, l’OM a avancé sur le terrain en mettant de l’impact, en trouvant des solutions. Le but de Romain Alessandrini a libéré le groupe et le stade. «Je ne l’ai pas fait exprès», a semble-t-il signalé Romain en levant la main presque pour s’excuser. Mais centre ou tir, au fond, le résultat est le même : son ballon s’est bien logé dans la lucarne opposée de Buffon.
Le stade, déjà emballé par un accrochage au milieu de terrain, s’est littéralement emballé. L’expulsion de Lichsteiner, juste avant le repos pour des propos déplacés envers Tony Chapron, a redessiné la suite.
La Juve est passée en 3-4-2, a eu plus de difficultés pour se projeter, si ce n'est individuellement, le rythme a été moins soutenu. Les Olympiens ont pris plus de temps pour préparer leurs actions, avec des combinaisons pas encore huilées à la perfection mais suffisamment pour trouver des solutions.
Le harcèlement de la ligne offensive sur la défense turinoise a fini par payer. Une erreur de relance a donné à Barrada l’occasion de valider un succès honorifique, mais précieux à une semaine de l’ouverture du championnat.
Quand on bat le finaliste de la Ligue des champions, on entend parler un moment. Cela ne doit pas donner des certitudes ni un sentiment de suffisance sur les terrains de Ligue 1, mais des ailes…
Pour de telles soirées, on reviendra…
Les Olympiens, eux, avancent. Sans grand éclat, mais pas à pas. Chi va piano, va sano…
Ce Trophée acquis sur la Vieille Dame est un succès de prestige, certes, mais on parlera dans quelque temps encore dans ces belles soirées où il fait si bon se retrouver. On se remémorera les premiers drapeaux bleus agités en tribunes, le plaisir d’entendre à nouveau Jump, ces premiers frissons parcourus sur une saison dont on attend tant. Comme chaque année en somme. Avec cette victoire, celle-ci est bien née.
Avec un onze de départ où une seule recrue (Rekik) et un néo-pro (Sparagna) ont été alignés, un bon quart d’heure a été nécessaire pour entrer dans la rencontre. Le 4-4-2 losangé turinois a surtout mis en avant la fluidité de son animation offensive, la spontanéité des transmissions, la variété et la justesse des déplacements malgré une pelouse, comment dire, en cours de préparation !
Pendant ce quart d’heure, chacun a pris ses repères. Les deux latéraux olympiens, Djadjédjé et Mendy ont cherché les bons réglages pour coller aux basques des milieux excentrés italiens, Pogba et Khedira. Devant la défense, Lemina était au marquage de Pereyra.
De premières minutes hésitantes, les Olympiens ont trouvé plus de dynamisme une fois le quart d’heure passé. Tout a démarré quand Batshuayi a secoué Caceres dans un duel. Les échanges ont été plus soignés, l’OM a avancé sur le terrain en mettant de l’impact, en trouvant des solutions. Le but de Romain Alessandrini a libéré le groupe et le stade. «Je ne l’ai pas fait exprès», a semble-t-il signalé Romain en levant la main presque pour s’excuser. Mais centre ou tir, au fond, le résultat est le même : son ballon s’est bien logé dans la lucarne opposée de Buffon.
Le stade, déjà emballé par un accrochage au milieu de terrain, s’est littéralement emballé. L’expulsion de Lichsteiner, juste avant le repos pour des propos déplacés envers Tony Chapron, a redessiné la suite.
La Juve est passée en 3-4-2, a eu plus de difficultés pour se projeter, si ce n'est individuellement, le rythme a été moins soutenu. Les Olympiens ont pris plus de temps pour préparer leurs actions, avec des combinaisons pas encore huilées à la perfection mais suffisamment pour trouver des solutions.
Le harcèlement de la ligne offensive sur la défense turinoise a fini par payer. Une erreur de relance a donné à Barrada l’occasion de valider un succès honorifique, mais précieux à une semaine de l’ouverture du championnat.
Quand on bat le finaliste de la Ligue des champions, on entend parler un moment. Cela ne doit pas donner des certitudes ni un sentiment de suffisance sur les terrains de Ligue 1, mais des ailes…
Pour de telles soirées, on reviendra…
Laurent Blanc partira-t-il ?
Bien entendu, Laurent Blanc n’a ni démissionné ni a été renvoyé mais Pierre Ménès a annoncé un départ de Laurent Blanc lors de sa rubrique sur Direct-Matin :
« Pour résumer, lorsque Paris remporte un match, c’est grâce aux joueurs et accessoirement aux pétrodollars qatariens. Mais quand le résultat n’est pas bon, ce n’est que la faute de Laurent Blanc, qui est donc le cocu magnifique de l’histoire. Il est aussi victime d’un mode de fonctionnement assez particulier au PSG, où le président Nasser Al-Khelaïfi entretient des relations d’amitié très étroites avec ses stars du vestiaire. Ce qui fausse évidemment les données. La marge de manœuvre de l’ancien sélectionneur de l’équipe de France est donc très limitée, voire nulle. Il est dans une compétition d’endurance. A chaque accroc, il sera en première ligne. A chaque succès, il retournera dans l’ombre, spectateur du triomphe de ses joueurs. C’est très injuste, mais c’est très bien payé. Et le jour où la coupe sera pleine, il fera comme Carlo Ancelotti avant lui. Il partira ailleurs. Ou il ira jouer au golf. »
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