quarta-feira, 12 de agosto de 2015

Le PSG peut-il rester invaincu cette saison ?

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Le Paris Saint-Germain compte déjà trois titres consécutifs de champion. Et rien ne laisse présager un sort différent cette saison encore. La question n'est donc pas de savoir si le club de la capitale sera champion, mais comment. Et la meilleure des manières, vous en conviendrez, serait de rester invaincu. Est-ce possible ?

Oui, pour 3 raisons

Pour enfin battre le record de Nantes et rentrer dans l’histoire. Un record établi lors de la saison 1994-1995 et porté à 32 matches sans défaites. Les Canaris avaient fini par chuter deux buts à zéro (Leboeuf, Mostovoï) à la Meineau, face à Strasbourg. Voilà un beau défi à relever pour le PSG : rester invincibles 38 matches et faire mentir Jean-Michel Ferri, qui déclarait le 15 avril à 20 Minutes « Je ne pense pas qu’il sera battu. J’en suis même persuadé ».

Le club s’est renforcé. TrappStambouli et Di Maria. Il s’agit des trois nouvelles têtes venues renforcer l’effectif parisien cet été. Un recrutement intelligent et réfléchi qui répond bien aux manques constatés la saison dernière. L’Allemand Kevin Trapp, en provenance de Francfort, affiche déjà de meilleures dispositions sur les sorties aériennes et le jeu au pied que Sirigu, tout en étant aussi à l’aise sur sa ligne. Stambouli sera une bonne alternative à Thiago Motta et peut supplanter Rabiot. Enfin, Di Maria : un gaucher dribbleur, accélérateur de jeu et polyvalent pour renforcer le milieu comme l’attaque.

Ibra veut finir en beauté. Homme de titres et de records, le Suédois honore sa dernière année de contrat au PSG. Compte tenu de son ego, l’attaquant de 34 ans se fera un point d’honneur de conduire l’équipe vers les sommets et inscrire son nom davantage encore dans l’histoire du club comme de la Ligue 1.

Non, pour 3 raisons

La concurrence s’est également renforcée. Pendant que Lyon accueille Rafael, Morel, Valbuena et Beauvue, Monaco fait place nette à Bahlouli, Carrillo, Cavaleiro, El Shaarawy, Lemar et Pasalic. Deux stratégies différentes, recruter des joueurs confirmés ou des jeunes au fort potentiel, pour un même but : faire chuter l’équipe de Laurent Blanc.

La ligue 1 devient secondaire pour le PSG. Constamment répété depuis l’arrivée des Qatariens, l’objectif prioritaire est de remporter la fameuse Ligue des champions. Preuve en est, l’Argentin Angel Di Maria l’a également avancé lors de sa conférence de presse. Les nouveaux sont de suite briefés, pas de mystère. Alors un petit relâchement semble fort possible dans la compétition nationale, là où tout le monde l’attend de pied ferme.

Un numéro 1 seul contre tous. Quel que soit le pays où il règne trop longtemps, le leader suscite des jalousies et motive la meute, prête à tout pour le faire tomber. Notamment en France, où les occupants du Parc des Princes ne sont guère appréciés sorti de l’Île-de-France. La fameuse rivalité Capitale-Province.

L'actif Bielsa s'en va

La folie Bielsa est une illustration parfaite de l'une des spécificités du milieu du sport spectacle concernant le management stratégique de ses actifs. Explications.
La démission surprise de Marcelo Bielsa samedi soir a créé une nouvelle page de l’histoire de Marseille et de l’OM. Icône du stade Vélodrome, la sortie « d’El Loco » affecte l’ensemble des acteurs olympiens. En premier lieu le Président qui avait bâti sa stratégie sportive et identitaire autour du coach argentin, les joueurs aussi qui pour certains ont été attirés par la fameuse aura Bielsa, mais surtout les fans olympiens qui se sentent trahis par leur ancien héros. La folie Bielsa est une illustration de l’une des spécificités du milieu du sport spectacle, concernant  le management stratégique de ses actifs, qui pour la plupart sont intangibles et difficilement contrôlables. L’OM mais aussi d’autres clubs ou événements, sont des cas d’école évoluant dans un écosystème instable car peu de ressources sont possédées. Le stade en est un exemple type mais la ressource clé de toute organisation sportive nécessitant une compétence rare et différenciatrice reste la réputation d’un club. 

Peut-on considérer que Bielsa était un actif pour l'OM ?

« La stratégie devient de plus en plus l’art de manager des actifs que l’on ne possède pas ». Cette citation souvent reprise par les théoriciens en stratégie d’entreprise est totalement adaptée aux environnements des clubs et événements sportifs professionnels. Un actif stratégique se définit comme un ensemble de ressources et compétences d’une organisation. Une ressource est un stock de facteurs disponibles possédés ou contrôlés par un club. Quant aux compétences, il s’agit d’aptitudes qu’une organisation a pour exploiter et gérer une ressource. 
Pour revenir au cas OM, peut-on considérer que Bielsa était un actif pour l’OM ? La réponse est oui partiellement car il a été une ressource pour le club en participant à remplir et passionner le Vélodrome ou encore en attirant certains joueurs. Mais qu’en est-il de la création d’une compétence sportive permettant d’atteindre les objectifs d’un club qui se doit de jouer  la Champions League ? La réponse est factuellement non, compte tenu des résultats sportifs. Bielsa était donc un actif partiel à fort potentiel dans le contexte olympien mais pour devenir un actif durable, la question de l’héritage pour l’institution OM se pose. Car Bielsa n’est qu’un acteur de passage ou de transition dans un club tout comme un joueur ou un dirigeant qui, à part exception, resteront des actifs de transition plus ou moins complexes à manager et à exploiter stratégiquement.

L'épisode Bielsa peut marquer l'OM utilement

Ibrahimovic est également un actif partiel qui est certainement très compliqué à gérer pour les dirigeants Parisiens, pour autant il participe à une stratégie globale pour la marque PSG. Si la stratégie olympienne repose sur l’actif Bielsa au niveau sportif et marketing, le risque est très élevé surtout quand il est quasiment impossible de contrôler ses décisions et ses agissements  comme cela a été le cas. Par contre, si la stratégie sportive Olympienne consiste toujours à créer une dynamique en recrutant de jeunes talents en devenir, à développer son centre de formation et faire jouer ses meilleurs éléments tout en attirant des joueurs d’expérience venus relancer leur carrière, c’est la mise en œuvre d’une telle stratégie qui est à débattre (ce que fait très bien l’AS Monaco). Bielsa avait le profil mais est ce que le club est capable de le gérer comme un actif et surtout de posséder une personne idoine capable d’être le référent sportif auprès de personnalités instables que sont les mercenaires joueurs et coach ? Désormais, les stratèges olympiens se doivent d’attirer un nouvel entraîneur capable de mettre en œuvre cette stratégie qui fait sens. Le club possède les ressources financières mais devra considérer son futur entraîneur ou manager comme l’un des actifs du club utilisé pour des compétences en phase avec une stratégie de long terme. 
Peut-être que le départ de Bielsa, même s’il arrive trop tôt, sera stratégiquement utile pour les dirigeants  olympiens qui annoncent que l’institution est la priorité face aux intérêts personnels. La réputation et la marque OM appartiennent au club et pas aux acteurs de passage que sont les joueurs, entraîneurs et dirigeants et sont en ce sens des actifs stratégiques durables. L’épisode Bielsa peut marquer l’OM utilement en posant la question de la stratégie du propriétaire qui possède l’actif OM.    

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