C'est la semaine de tous les dangers pour l'AS Monaco. En déplacement à Valence pour le match aller des barrages de la Ligue des champions, puis à Toulouse pour la 3e journée de L1, avant le match retour de C1 à Louis II, le club de la Principauté joue la suite de sa saison. C'est le défi de la semaine.
Compenser les absences de Moutinho et Kurzawa
Face à Lille vendredi (0-0), l'AS Monaco n’a pas seulement perdu deux points, elle a aussi perdu deux titulaires importants : Layvin Kurzawa et Joao Moutinho. Le premier a été victime d’une contusion à la cheville gauche, le deuxième souffre d’une entorse du ligament interne de la cheville droite. Si pour Kurzawa, «un essai de reprise est programmé ces prochains jours», pour l’international portugais, l’absence sera plus longue : de quatre à six semaines. A deux jours du match aller de barrages de la Ligue des champions face à Valence, c’est un coup dur. Leonardo Jardim devra remanier son équipe pour qu’elle puisse rivaliser avec le club espagnol.
Quelles options s’offrent à lui ? La première est de remplacer Kurzawa par Elderson Echiejile pour ne pas toucher à son efficace défense centrale Raggi-Carvalho. Deuxième option : déplacer Raggi en arrière gauche et associer Wallace et Carvalho en défense centrale. Quid du remplacement de Joao Moutinho ? Là aussi, plusieurs alternatives sont possibles. Derrière Anthony Martial en pointe, Bernardo Silva peut être positionné en numéro 10. Dirar et Cavaleiro peuvent permuter. L’un et l’autre peuvent jouer à gauche comme à droite. A moins que Stephan El Shaarawyy soit titularisé d’entrée. Devant la défense, l’entraineur portugais devrait aligner Jérémy Toulalan et Mario Pasalic. En tout cas, Monaco peut se targuer d’avoir un banc assez garni pour pouvoir permettre à Jardim de pallier ces absences.
Ne pas se saborder dès le match aller
Deuxième défi pour Leonardo Jardim et son équipe : ne pas perdre à Valence. Cela pourrait coûter très cher. A vrai dire, il n’y a pas vraiment de favori. C’est plutôt du 50-50. Mais nous ne le cachons pas il est très difficile de gagner dans la chaleur de Mestalla. Un stade historique. Pour valider leur billet, les Monégasques devront se méfier d'un duo explosif : Feghouli-Negredo. L’important pour l’ASM est de ne pas encaisser de but, de jouer, pour garder une chance de se qualifier pour la phase finale. Si on devait être chauvin et militer pour le club de la Principauté, on vous dirait que physiquement, Toulalan & Co partent avec un avantage. Ils ont joué trois matches officiels alors que les Valencians en sont encore au stade de préparation de la Liga, qui débutera le 21 août. Ce match est donc excitant à souhait.
Faire le plein de confiance à Toulouse
Le match à Toulouse, samedi, parait anecdotique au vu de l'échéance européenne qui attend l’ASM. Pourtant, il permettrait, en cas de victoire, de faire le plein de confiance et de partir lancé avant le match retour à Louis-II. Par ailleurs, au Stadium, Jardim pourrait remplacer les titulaires habituels par les remplaçants. Certains pourraient alors marquer des points et procurer de nouvelles solutions à l’entraineur pour le Championnat, voire l’Europe, en cas de qualification.



Ils sont partis trop tôt à la retraite...
Nous fêtons ce lundi les 29 ans de Julien Quercia, tout frais retraité du ballon rond à cause de blessures malheureusement récurrentes. Comme lui, plusieurs joueurs ont quitté les pelouses beaucoup trop tôt.
Amadou Alassane (26 ans)
Amadou Alassane sous le maillot havrais (L'Equipe)
Son sourire et ses buts avaient fait le bonheur des supporters havrais. Homme-clé de la remontée du HAC au sein de l'élite en 2008, Amadou Alassane avait parfaitement pris le virage Ligue 1 lors de l’opus 2008-2009. Le Franco-Mauritanien claque dix buts (soit un tiers des réalisations normandes) et les clubs se penchent sur son profil. Lille, Rennes et surtout le Celtic Glasgow qui lui fait même faire un essai. Et puis la satanée nouvelle tombe. Le corps médical lui décèle une malformation cardiaque. Après deux saisons en L2 et une en L1, ses ailes sont coupées et son élan brisé. Alassane doit mettre fin à sa carrière à tout juste 26 ans.
Laurent Paganelli (26 ans)
Il restera encore longtemps le plus jeune joueur à être entré en jeu dans un match de l’élite du Championnat de France. Imaginez, en 1978, le petit Paganelli a remplacé Dominique Rocheteau lors d’un Paris Saint-Germain – AS Saint-Etienne. Il n’avait que quinze ans, dix mois et cinq jours... Le gamin hallucine la France avec ses dribbles et sa vista déjà bien avancée pour son âge précoce. Une véritable exception qu’il aura du mal à gérer. Dans une interview au Parisien, le monsieur «bord-terrain» de Canal Plus confessera : «A 20 ou 21 ans seulement, j'étais déjà complètement cuit. D'abord physiquement, parce que j'enchaînais les blessures, et aussi mentalement, puisqu'on me traitait déjà comme un ancien alors que je n'en étais pas un. Je n'ai pas réussi à assumer mon rôle et j'ai arrêté ma carrière à 26 ans. Je ne pouvais plus enchaîner trois matchs d'affilée !»
Sebastian Deisler (27 ans)
Très jeune, Deisler doit porter sur ses épaules une énorme pression. Il est rapidement considéré comme le joueur le plus talentueux de sa génération. Élégant balle au pied, «Basti Fantasti» avait une qualité de passe hors-normes et une vision du jeu qui a souvent fait la différence. A Mönchengladbach, au Hertha Berlin, puis au Bayern Munich, malgré les blessures récurrentes et un mental trop friable (il partira notamment en dépression), il restera un joueur respecté et un éternel regret. Poissard jusqu’au bout, il loupera à chaque fois à cause d’une blessure grave, les grandes compétitions avec la Nationalmannschaft. Jambe cassée à quelques jours de la Coupe du monde 2002 et deux blessures au genou avant l’Euro 2004 et surtout le Mondial 2006 à domicile. Le Karma...
Gérald Cid (27 ans)
Gérald Cid lors de son passage à Nice (L'Equipe)
«J'ai besoin de couper avec le football. J'ai fait le tour de ce que j'avais à faire». A seulement 27 balais, le défenseur central de l’OGC Nice claque la porte et s’assoit sur une dernière année de contrat avec les Aiglons. Il résilie son contrat et décide de partir à la retraite, lassé par un milieu qu’il ne reconnaît plus et un monde qui l’écoeure au fil des années. Passé par Bordeaux, Istres et aussi Bolton, Cid aura toujours gardé une franchise qui détonne dans ce milieu.
Uli Hoeness (27 ans)
On connaît son rôle de président du Bayern Munich, ses déboires avec la justice et son incarcération en juin 2014. On oublie vite qu’Uli Hoeness était un attaquant important au sein du club bavarois. Pendant neuf saisons, il scorera à 86 reprises sous la tunique rouge et se construira un palmarès long comme le bras. Trois victoires en Bundesliga (1972, 1973 et 1974) et surtout une Coupe du monde en poche et un Euro, à 22 et 20 ans respectivement. Une blessure au genou en 1975 coupera net son élan et il devra, à la suite de douleurs récurrentes, mettre un terme à sa carrière à 27 ans en 1979.
Marco van Basten (29 ans)
Marco van Basten et son Ballon d'Or en 1992 (L'Equipe)
Un fameux soir de mai 1993, l’Olympique de Marseille rentre encore un peu plus dans le panthéon du football hexagonal en remportant la seule et unique C1 de l’histoire en France. La tête de Basile Boli, les tribunes bleues et blanches, des images de fête à Marseille… Ce soir-là, la joie l’emporte et on ne se doute pas qu’un autre évènement vient de se dérouler. Cette finale de Ligue des champions sera la dernière rencontre disputée par la légende Marco van Basten. La faute à une cheville fragilisée et à deux opérations qui n’auront pas suffi. Après deux ans d’opérations, le Hollandais doit jeter l’éponge en 1995. Il partira les bras chargés de trois Ballons d’Or France Football (1988, 1989 et 1992), trois scudetti, trois Championnats des Pays-bas, deux C1 et une C2…
Just Fontaine (29 ans)
Le 20 mars 1960, Just Fontaine subit une double fracture de la jambe lors d’une rencontre face à Sochaux. Le début des problèmes… Pendant deux longues années, «Justo» souffrira le martyr et ses jambes de feu qui ont fait tant de bien à l’attaque du Stade de Reims et des Bleus. Malgré sa retraite forcée, Fontaine restera à jamais dans le panthéon du football mondial avec ses 13 buts inscrits lors de la Coupe du monde 1958. Un record qui est encore loin de tomber.
Thierry Henry, incorrigible sniper
Reconverti consultant pour la chaîne britannique Sky Sports depuis sa retraite sportive, c'est à coup de punchlines que Thierry Henry continue de faire mouche... à tort et à raison. A l'occasion des 38 ans du meilleur buteur de l'histoire des Bleus, FF revient sur trois de ses plus belles sorties en costard-cravate. Et tente de vous dire, le plus objectivement possible, si elles étaient justifiées.
«Le Gareth Bale de Tottenham les aurait détruits (les joueurs de Schalke 04), aurait eu plus de face-à-face avec le gardien. Pas celui du Real.»
Justifiée ? Oui
Justifiée ? Oui
18 février 2015. Le Real Madrid vient de s’imposer 2-0 sur la pelouse de Schalke 04 en huitièmes de finale aller de Ligue des champions. Une performance solide, qui ouvre grand les portes des quarts aux Madrilènes, mais qui ne doit pas grand-chose à leur ailier Gareth Bale. Transparent, le joueur aux 90 millions d’euros s’attire à la fin de la rencontre les critiques de Thierry Henry, qui affirme que, sous le maillot du Real, le Gallois n’est plus le joueur qu’il était dans le nord de Londres. Sur ce coup, on est tenté de se ranger du côté dans l’ancien Gunner. Depuis son arrivée dans la capitale espagnole, les performances et l’emprise de Bale sur le jeu offensif de sa formation se sont délitées, le réduisant à briller par intermittence. Certainement parce que l’équipe ne tourne plus (uniquement) autour de lui.
A Madrid, celui qui avait été élu meilleur joueur de Premier League en 2010-2011 et 2012-2013 n’est plus qu’un maillon de la fameuse «BBC». Surtout, il évolue dans l’ombre et au service de Ronaldo, superstar incontestée et incontestable de l’équipe, avec qui la complémentarité et la complicité n’ont jamais vraiment sauté aux yeux (ce qui avait d’ailleurs valu à Bale d’essuyer pendant un temps les sifflets du public madrilène). Plus encore que son rendement, c’est son style de jeu qui semble avoir perdu en explosivité : moins provocant, moins déstabilisant… et forcément moins décisif. Un contraste assez saisissant, quand on se souvient qu’il n’y a pas si longtemps, le Gallois avait porté quasiment à lui tout seul Tottenham jusqu’en huitièmes de finale de Ligue des champions, à coups de débordements et de dribbles déroutants, transformant son équipe en une machine capable de concasser l’Inter Milan, champion d’Europe en titre.
A Madrid, celui qui avait été élu meilleur joueur de Premier League en 2010-2011 et 2012-2013 n’est plus qu’un maillon de la fameuse «BBC». Surtout, il évolue dans l’ombre et au service de Ronaldo, superstar incontestée et incontestable de l’équipe, avec qui la complémentarité et la complicité n’ont jamais vraiment sauté aux yeux (ce qui avait d’ailleurs valu à Bale d’essuyer pendant un temps les sifflets du public madrilène). Plus encore que son rendement, c’est son style de jeu qui semble avoir perdu en explosivité : moins provocant, moins déstabilisant… et forcément moins décisif. Un contraste assez saisissant, quand on se souvient qu’il n’y a pas si longtemps, le Gallois avait porté quasiment à lui tout seul Tottenham jusqu’en huitièmes de finale de Ligue des champions, à coups de débordements et de dribbles déroutants, transformant son équipe en une machine capable de concasser l’Inter Milan, champion d’Europe en titre.
«Ce que je n'ai pas aimé après le but, c'est qu'on aurait dit que Chicharito avait gagné la Coupe du monde. Il aurait dû se retourner et le fêter avec Ronaldo. Je peux vous dire qu'il peut le remercier ce soir. C'est, selon moi, le but de Ronaldo.»
Justifiée ? Non
Justifiée ? Non
Ces propos très durs ont été tenus par Thierry Henry en avril dernier, au soir de la qualification in extremis du Real Madrid pour les demi-finales de Ligue des champions aux dépens de l’Atlético. A la 88e minute du quart de finale retour, Javier «Chicharito» Hernandez faisait chavirer le Bernabeu en inscrivant le but de la victoire (1-0, 0-0 à l’aller) sur un service parfait de Ronaldo. Le petit Mexicain s’est alors précipité vers le poteau de corner où il a glissé sur ses genoux face à un public merengue déchaîné, rapidement rejoint par ses coéquipiers. Une célébration qui n’a, visiblement, pas vraiment été du goût du consultant français de Sky Sports, reprochant à Chicharito de l’avoir joué un peut trop solo après avoir scoré. Mais peut-on simplement blâmer un joueur pour une célébration quand celui-ci vient d’offrir à son club une place dans le dernier carré européen ? Bien sûr que non. Surtout au vu de la situation sportive de Javier Hernandez.
Son explosion de joie était celle d’un joker en manque de temps de jeu et conscient d’avoir inscrit l’un des buts les plus importants de la saison, qui plus est face au voisin honni. Un bonheur total, presque enfantin et irrationnel, qui ne méritait certainement pas pareille sentence. D’autant que Thierry Henry n’était peut-être pas le mieux placé pour émettre une telle critique. Ainsi, les internautes du monde entier ont fait feu de tout bois sur les réseaux sociaux pour rappeler à l’ancien Barcelonais, si possible vidéo à l’appui, toutes les fois où il s’en est allé célébrer un but en soliste. Il faut bien reconnaître que notre bon vieux Henry n’a jamais été un grand adepte des célébrations collectives, préférant souvent les courses solitaires ou les poses grandiloquentes au poteau de corner. Alors on t’aime bien Titi, mais là, faut pas pousser.
Son explosion de joie était celle d’un joker en manque de temps de jeu et conscient d’avoir inscrit l’un des buts les plus importants de la saison, qui plus est face au voisin honni. Un bonheur total, presque enfantin et irrationnel, qui ne méritait certainement pas pareille sentence. D’autant que Thierry Henry n’était peut-être pas le mieux placé pour émettre une telle critique. Ainsi, les internautes du monde entier ont fait feu de tout bois sur les réseaux sociaux pour rappeler à l’ancien Barcelonais, si possible vidéo à l’appui, toutes les fois où il s’en est allé célébrer un but en soliste. Il faut bien reconnaître que notre bon vieux Henry n’a jamais été un grand adepte des célébrations collectives, préférant souvent les courses solitaires ou les poses grandiloquentes au poteau de corner. Alors on t’aime bien Titi, mais là, faut pas pousser.
«Arsenal peut-il gagner le titre avec Olivier Giroud ? Je ne crois pas. Il faut qu'ils achètent un gardien, un défenseur central, une sentinelle au milieu et, j'en ai bien peur, un buteur de classe mondiale pour redevenir champions d'Angleterre.»
Justifiée ? Oui et non
Justifiée ? Oui et non
Voilà un cas épineux que celui de ce tacle médiatique de Thierry Henry à l’encontre de son compatriote et successeur chez les Gunners. Cette pique, largement relayée dans les médias français, a beaucoup fait parler, autant sur la forme que sur le fond. Le principal intéressé s’était même fendu d’une réponse, à l’occasion d’une interview pour L’Equipe 21 : «J’avais ouï-dire qu’il sortait un peu trop de banalités… Là, il sort une vraie bombe, ça a fait son effet.» Face au début de polémique, le consultant avait tenté d’arrondir les angles, prétendant qu’il jugeait bénéfique de «mettre Giroud en concurrence», et non de le remplacer purement et simplement. Evacuons tout de suite un éventuel faux débat : il serait injuste et surtout injustifié de considérer Giroud comme un mauvais attaquant, voire comme un flop (depuis trois ans, il réalise toujours des saisons honorables, à au moins 14 buts en Premier League).
Le Français a d'ailleurs planté ce week-end face à Crystal Palace (2-1) une reprise de volée aussi spectaculaire que décisive. Pourtant, force est de constater qu’il n’est pas le Diego Costa de Chelsea ou le Kun Aguero de City (respectivement 20 et 26 réalisations en Championnat la saison dernière), capables d’empiler but sur but d’un bout à l’autre de la saison, même quand leur équipe est moins bien, et de remporter des matches à eux seuls. Giroud est un buteur, indéniablement. Mais peut-être pas le tueur au sang froid qui représente souvent la condition sine qua non pour enlever le Championnat d’Angleterre. Seul le temps nous dira si Henry avait vu juste…
Le Français a d'ailleurs planté ce week-end face à Crystal Palace (2-1) une reprise de volée aussi spectaculaire que décisive. Pourtant, force est de constater qu’il n’est pas le Diego Costa de Chelsea ou le Kun Aguero de City (respectivement 20 et 26 réalisations en Championnat la saison dernière), capables d’empiler but sur but d’un bout à l’autre de la saison, même quand leur équipe est moins bien, et de remporter des matches à eux seuls. Giroud est un buteur, indéniablement. Mais peut-être pas le tueur au sang froid qui représente souvent la condition sine qua non pour enlever le Championnat d’Angleterre. Seul le temps nous dira si Henry avait vu juste…
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