Lille
Le nouvel entraîneur lillois Hervé Renard a été officiellement présenté ce mardi. L'ancien sélectionneur de la Côte d'Ivoire a expliqué ce qui l'avait séduit dans le projet du LOSC et a déjà prévenu que même sans grands moyens financiers, il se voulait ambitieux.
Hervé Renard, qu’est-ce qui a vous a séduit dans le projet lillois ?
J’avais besoin d’un nouveau challenge. J’ai passé, depuis 2007, pas mal de temps en Afrique, et j’ai eu la chance de remporter deux Coupes d’Afrique dans les trois dernières années. Donc j’ai pensé que j’avais fait le tour et que je ne pouvais pas faire beaucoup mieux. J’avais une envie énorme de revenir en Europe, mais à une seule condition, de revenir dans un club qui puisse m’offrir des infrastructures pour bien travailler, un club compétent au niveau de la formation et de la post-formation. Aujourd’hui, la conjoncture économique fait que 80% des clubs français ont la même directive. Quand vous voyez la manne financière que les clubs anglais vont avoir, sans doute que de nombreux clubs français vont être pillés de leurs joueurs importants, donc il va falloir s’appuyer sur des jeunes ou des joueurs venant d’un niveau inférieur. Mais ce n’est pas parce qu’on a un peu moins de moyens qu’on ne peut pas être performant.
J’avais besoin d’un nouveau challenge. J’ai passé, depuis 2007, pas mal de temps en Afrique, et j’ai eu la chance de remporter deux Coupes d’Afrique dans les trois dernières années. Donc j’ai pensé que j’avais fait le tour et que je ne pouvais pas faire beaucoup mieux. J’avais une envie énorme de revenir en Europe, mais à une seule condition, de revenir dans un club qui puisse m’offrir des infrastructures pour bien travailler, un club compétent au niveau de la formation et de la post-formation. Aujourd’hui, la conjoncture économique fait que 80% des clubs français ont la même directive. Quand vous voyez la manne financière que les clubs anglais vont avoir, sans doute que de nombreux clubs français vont être pillés de leurs joueurs importants, donc il va falloir s’appuyer sur des jeunes ou des joueurs venant d’un niveau inférieur. Mais ce n’est pas parce qu’on a un peu moins de moyens qu’on ne peut pas être performant.
Est-ce qu’une réussite dans un club de Ligue 1 est comparable à une réussite en Coupe d’Afrique des Nations ?
Non ce sont deux choses différentes. Ce sont deux métiers différents d’être sélectionneur ou entraîneur.
Non ce sont deux choses différentes. Ce sont deux métiers différents d’être sélectionneur ou entraîneur.
« On est capable de faire de belles choses »
Quelle était la base de votre management avec les joueurs africains ?
L’état d’esprit. Je pense que la dernière expérience est sans doute la plus révélatrice. Je suis arrivé à la tête d’une sélection de Côte d’Ivoire où les joueurs possèdent un talent énorme, mais pendant de nombreuses années ils n’ont pas réussi à remporter cette Coupe d’Afrique ? Il a fallu leur rappeler que le football était une affaire collective où chacun doit avoir un état d’esprit pour le collectif. C’est la base du sport en général, et si on n’a pas compris ça, c’est difficile d’avoir des résultats, que ce soit en club ou en sélection.
L’état d’esprit. Je pense que la dernière expérience est sans doute la plus révélatrice. Je suis arrivé à la tête d’une sélection de Côte d’Ivoire où les joueurs possèdent un talent énorme, mais pendant de nombreuses années ils n’ont pas réussi à remporter cette Coupe d’Afrique ? Il a fallu leur rappeler que le football était une affaire collective où chacun doit avoir un état d’esprit pour le collectif. C’est la base du sport en général, et si on n’a pas compris ça, c’est difficile d’avoir des résultats, que ce soit en club ou en sélection.
Depuis Cherbourg (ndlr : en 2005) vous n’aviez jamais débuté une saison en tant que numéro un. Qu’est-ce que vous (re)découvrez ici ?
Je n’avais jamais eu la chance de venir à Luchin (ndlr : le centre d’entraînement du LOSC). Je suis impressionné par l’outil de travail, et je trouve qu’à chaque niveau, il y a des gens professionnels et compétents. C’est primordial pour avancer quand on a des ambitions. Il y a aussi un stade magnifique et ça ce n’est pas négligeable. Avec tout ça on est capable de faire de belles choses.
Je n’avais jamais eu la chance de venir à Luchin (ndlr : le centre d’entraînement du LOSC). Je suis impressionné par l’outil de travail, et je trouve qu’à chaque niveau, il y a des gens professionnels et compétents. C’est primordial pour avancer quand on a des ambitions. Il y a aussi un stade magnifique et ça ce n’est pas négligeable. Avec tout ça on est capable de faire de belles choses.
Dans votre tête, le LOSC c’est un grand club français depuis longtemps ?
Oui je pense. C’est certainement une nouvelle ère qui a commencé sous Vahid Halilhodzic quand le club est remonté en L1 et a décroché la Ligue des Champions juste derrière. Après il y a eu Claude Puel qui a fait un travail remarquable, et puis le club a aussi été champion de France et a gagné la Coupe de France en 2011, donc ce n’est pas si loin que ça. Lille a aussi fini troisième la saison précédente, donc c’est un très grand club français.
Oui je pense. C’est certainement une nouvelle ère qui a commencé sous Vahid Halilhodzic quand le club est remonté en L1 et a décroché la Ligue des Champions juste derrière. Après il y a eu Claude Puel qui a fait un travail remarquable, et puis le club a aussi été champion de France et a gagné la Coupe de France en 2011, donc ce n’est pas si loin que ça. Lille a aussi fini troisième la saison précédente, donc c’est un très grand club français.
« Gervinho m'a dit que c'était un super club »
Avez-vous échangé avec Gervinho ou Kalou, que vous avez côtoyé en sélection, pour vous renseigner avant de signer ?
Oui bien sûr. J’ai aussi échangé avec Pierre-Alain Frau que j’ai eu avec moi à Sochaux, avec qui j’avais beaucoup d’affinités. Gervinho m’a dit que c’était un super club, que c’était le club qui l’avait marqué dans sa carrière. Je lui ai dit « tu n’as qu’à revenir, mais on ne pourra que te payer une semaine sur quatre ! » (rires)
Oui bien sûr. J’ai aussi échangé avec Pierre-Alain Frau que j’ai eu avec moi à Sochaux, avec qui j’avais beaucoup d’affinités. Gervinho m’a dit que c’était un super club, que c’était le club qui l’avait marqué dans sa carrière. Je lui ai dit « tu n’as qu’à revenir, mais on ne pourra que te payer une semaine sur quatre ! » (rires)
Quand vous dites que le métier d’entraîneur est différent de celui de sélectionneur, vous savez déjà comment vous allez conduire le club ?
J’ai commencé ma carrière d’entraîneur en 2000 donc ça fait quand même pas mal de temps, mais les gens l’ont oublié car c’était dans des divisions inférieures ou à l’étranger. Ce qu’on retient c’est mon parcours des trois ou quatre dernières années, parce que bien sûr ça a fait du bruit médiatiquement. Mais j’ai aussi de l’expérience, et que vous soyez en National ou en CFA, quand vous devez mener une équipe, c’est aussi difficile. Maintenant c’est une étape supplémentaire, c’est ce à quoi j’aspirais et j’en suis ravi. J’ai des choses à prouver, des challenges à relever, mais je suis venu pour ça.
J’ai commencé ma carrière d’entraîneur en 2000 donc ça fait quand même pas mal de temps, mais les gens l’ont oublié car c’était dans des divisions inférieures ou à l’étranger. Ce qu’on retient c’est mon parcours des trois ou quatre dernières années, parce que bien sûr ça a fait du bruit médiatiquement. Mais j’ai aussi de l’expérience, et que vous soyez en National ou en CFA, quand vous devez mener une équipe, c’est aussi difficile. Maintenant c’est une étape supplémentaire, c’est ce à quoi j’aspirais et j’en suis ravi. J’ai des choses à prouver, des challenges à relever, mais je suis venu pour ça.
Quel est votre style de jeu ?
Vous allez poser la question a tous les entraîneurs ces dernières années, ils vont tous vous répondre « moi j’aime le jeu ». On aimerait tous avoir un jeu qui ressemble à celui du FC Barcelone mais ce n’est pas possible. Mais je pense que lors des dernières Coupes d’Afrique, j‘ai toujours prôné une équipe qui avait la possession du ballon et qui était capable de faire la différence avec des joueurs doués et techniques.
Vous allez poser la question a tous les entraîneurs ces dernières années, ils vont tous vous répondre « moi j’aime le jeu ». On aimerait tous avoir un jeu qui ressemble à celui du FC Barcelone mais ce n’est pas possible. Mais je pense que lors des dernières Coupes d’Afrique, j‘ai toujours prôné une équipe qui avait la possession du ballon et qui était capable de faire la différence avec des joueurs doués et techniques.
« Beaucoup d'énergie et surtout une grande motivation »
Avez-vous convaincu Rio Mavuba de rester ?
La question, c’est est-ce qu’on a vraiment besoin de le convaincre ou est-ce qu’il a envie de rester ?
La question, c’est est-ce qu’on a vraiment besoin de le convaincre ou est-ce qu’il a envie de rester ?
Votre réputation en Afrique vous donne-t-elle un avantage pour y dénicher des futures pépites ?
En Afrique il y a beaucoup de talents bruts. Après il faut les polir. Quand ils arrivent ici on ne sait jamais comment ils vont d’adapter et s’ils vont réussir. Mais bien sûr qu’il y a beaucoup de talents et j’essayerai d’en faire part au club, après il y a ce qu’il est possible de faire et ce qu’il n’est pas possible. Même un joueur africain appartient à un club et donc il y a des indemnités de transfert.
En Afrique il y a beaucoup de talents bruts. Après il faut les polir. Quand ils arrivent ici on ne sait jamais comment ils vont d’adapter et s’ils vont réussir. Mais bien sûr qu’il y a beaucoup de talents et j’essayerai d’en faire part au club, après il y a ce qu’il est possible de faire et ce qu’il n’est pas possible. Même un joueur africain appartient à un club et donc il y a des indemnités de transfert.
Avant de partir en vacances vous allez passer un peu de temps ici pour travailler sur la saison prochaine ?
Oui bien sûr. On a déjà commencé à travailler et on va encore faire quelques séances de travail. Le métier d’entraîneur demande beaucoup de travail et de passion. Quand on arrive dans un club comme ça, on a beaucoup d’énergie et surtout une grande motivation, donc il faut se mettre tout de suite au travail.
Oui bien sûr. On a déjà commencé à travailler et on va encore faire quelques séances de travail. Le métier d’entraîneur demande beaucoup de travail et de passion. Quand on arrive dans un club comme ça, on a beaucoup d’énergie et surtout une grande motivation, donc il faut se mettre tout de suite au travail.
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