segunda-feira, 17 de agosto de 2015

Auxerre-Lorient : et Jelen entra en jeu

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Tout au long du mois d'août, pour accompagner la reprise du Championnat, Francefootball.fr vous propose de revenir sur ces rencontres au scénario rocambolesque qui ont fait la légende de la L1 depuis le début des années 2000. Aujourd'hui, le N°14 : Auxerre-Lorient en 2007.

Pourquoi c'était fou

Après un début de saison catastrophique (six défaites en sept matches), l’AJ Auxerre de Jean Fernandez se relève petit à petit. La réception de Lorient, alors 13e, et sur une pâle série de sept matches sans victoire, est idéale pour continuer l’opération maintien.
Pourtant, Rafik Saïfi, l’attaquant breton, douche rapidement l’Abbé-Deschamps dès la 6e minute. La mi-temps arrive sans franchement voir de signes encourageants pour l’AJA. Et puis arrive cette folle deuxième période au cours de laquelle sept buts vont être marqués.
Niculae remet les deux équipes à égalité (1-1, 55e), tandis que Saifi double la mise trois minutes plus tard. Commence alors le show auxerrois avec trois buts en neuf minutes ! Jelen, idéalement servi par Kahlenberg, par deux fois et Niculae achèvent les Lorientais (4-2, 82e). Jelen, encore lui, aggrave la marque à l’entrée des arrêts de jeu sur un caviar d’Oliech, avant que Bourhani ne réduise le score. Huit tirs cadrés, cinq buts, les Auxerrois font carton plein. 5-3. Une éclaircie dans la saison galère de l’AJA qui se sauvera de justesse avec quatre points d’avance sur Lens, 18e. Lorient stagnera dans le milieu de tableau pour terminer dixième.

Le joueur : Ireneusz Jelen

Son entrée a tout changé ! Auteur de dix réalisations lors de sa première saison en France en 2006/07, Ireneusz Jelen est étonnamment muet depuis le début de l’exercice 2007/08. Jean Fernandez le place donc logiquement sur le banc. Cela a sûrement eu le don de le transcender. Alors qu’il remplace Jean-Sébastien Jaurès à la 72e minute, le Polonais marque sur son premier ballon suite à un corner (73e), avant de doubler la mise 120 secondes plus tard (75e). Un coaching gagnant ! Il inscrit un nouveau but à la 91e minute pour un triplé en 18 minutes. Pas mal non ? Pourtant, Jelen ne terminera qu’avec cinq buts au compteur lors de la périlleuse saison auxerroise. Heureusement pour lui, il montera en puissance pour planter 28 buts en deux saisons ensuite avant de partir pour Lille où il sera un flop (13 matches, 1 but).


2ème journée : le débrief de France Football

Il y a eu 16 buts, 44 cartons jaunes, 3 rouges, deux penalties sifflés. Mais pas que. FF livre ses héros et ses zéros de la deuxième journée.

On s'est marré devant le comportement de Jourdren

Jourdren a fait du cinéma... (L'Equipe)
Jourdren a fait du cinéma... (L'Equipe)
Standing ovation pour le gardien de but montpelliérain. Dans une salle de théâtre, il aurait eu les faveurs du public. Sur un terrain de foot, un peu moins... L’attaquant rennais Giovanni Sio passe aux côtés de Geoffrey Jourdren. Petit coup d’épaule et la Commedia dell’arte peut démarrer. Le champion de France 2012 se roule par terre et hurle sa grande douleur. Merci pour ce spectacle réjouissant qui s’en est suivi d’une altercation digne d’un regroupement de collégiens dans la cour de récré…

On a soupiré devant l'attaque de Marseille

Michy n'a pas été efficace face à Reims. (L'Equipe)
Michy n'a pas été efficace face à Reims. (L'Equipe)
Si vous êtes supporters de l’Olympique de Marseille, ne comparez surtout pas les deux derniers Reims-OM en Ligue 1. La saison passée, le club phocéen avait déroulé du câble. Festival offensif, football total et chouquettes en dessert. Victoire 5-0 à Delaune avec une armada offensive impressionnante. Ayew avait régalé, Gignac et Imbula aussi. Tous partis désormais, que dire de la prestation des hommes offensifs de Passi ce dimanche ? Pas grand-chose… Aucune fluidité dans le jeu, automatismes au sous-sol, velléités offensives restreintes. L’OM inquiète. Fans phocéens, ne revisionnez pas le Reims-OM de septembre 2014. Vous pourriez en chialer…

On a bâillé devant Angers-Nantes

Yoann Andreu et ses coéquipiers ont partagé les points avec Nantes. (N.Luttiau-L'Equipe) (L'Equipe)
Yoann Andreu et ses coéquipiers ont partagé les points avec Nantes. (N.Luttiau-L'Equipe) (L'Equipe)
Après une belle première pour leur retour en Ligue 1 à Montpellier (2-0 à La Mosson), les Angevins se sont cassé les dents sur la défense de Nantes. Dans un Jean-Bouin rempli comme un œuf, heureux de revoir le SCO en Ligue 1, le pétard a vite été douché. Les ouailles de Moulin auront eu beau tenter de faire basculer le derby en leur faveur, mais c’était beaucoup trop timide. En face, Nantes a cruellement manqué de panache en ne tirant qu’à deux reprises en 90 minutes. Somnolant...

On s'est régalé avec Ben Arfa

Ben Arfa a régalé face à Troyes. (L'Equipe)
Ben Arfa a régalé face à Troyes. (L'Equipe)
Quel bonheur de revoir Hatem Ben Arfa sur les pelouses de Ligue 1 ! Derrière Germain et Pléa, l’ancien lyonnais et marseillais a montré qu’il n’avait rien perdu de ses qualités techniques balle au pied. Outre son but sur penalty, Ben Arfa a enchaîné les gestes de grande classe. Les joueurs de Troyes cherchent encore le ballon et se sont promis de resserrer les jambes au prochain match. L’éternel espoir, lui, s’est amusé et a engrangé un maximum de confiance pour la saison à venir.

On s'est gratté la tête devant les choix de Leonardo Jardim

Deux blessures pendant une rencontre, ce n’est jamais facile à gérer. Lorsqu’il s’agit de deux pions essentiels comme Layvin Kurzawa et João Moutinho, c’est encore plus compliqué. Leonardo Jardim a semblé patauger tactiquement et c’est rare de le souligner. A la place de son latéral gauche, il a fait rentrer Martial, faisant glisser Dirar à droite et Fabinho à gauche. Ce qui a eu pour conséquence de déplacer Cavaleiro en ailier droit alors qu’il faisait des misères à la défense lilloise à gauche. Pareil pour la sortie de Moutinho, remplacé par… Wallace. Illisible. Les Monégasques ont semblé perdus dans la dernière demi-heure. Un peu comme nous.  

On a admiré le comportement de Beauvue

Applaudi par son ancien public de Roudourou, Claudio Beauvue revenait pour la première fois avec les couleurs lyonnaises en terres guingampaises. En avant et après-match, il n’a pas hésité à serrer nombre de paluches et à poser sur les photos. Auteur du seul but rhodanien, le Guadeloupéen n’a pas souhaité fêter sa tête victorieuse, s’est excusé, puis agenouillé devant le kop breton. «Guingamp, c'est la famille, mon public, mon club, même si je suis désormais un joueur de Lyon». Gentleman Claudio.

On n'a pas supporté les sifflets du Parc pour Stambouli

Lorsque Laurent Blanc a décidé de lancer Benjamin Stambouli à un quart d'heure de la fin du match contre le Gazélec en lieu et place de Thiago Motta (76e), une partie du Parc des Princes s'est réveillée pour copieusement siffler l'ancien joueur du MHSC. Son tort ? Être né à Marseille, probablement. Certains "supporters" Parisiens feraient peut-être mieux de garder leurs forces afin d'encourager leur équipe plutôt que pour siffler un des leurs. Ce comportement difficilement compréhensible, qui n'est le fait que d'une partie des supporters du PSG, porte préjudice à tout le public parisien. Et c'est dommage.

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