Le départ précipité de Marcelo Bielsa a remis en lumière l'instabilité génétique de l'OM et son incapacité à voir au-delà du court terme. Les entraîneurs passent, les présidents aussi, et les supporters pèsent toujours d'un poids considérable dans la vie du club.
C’est LA déclaration du week-end dernier. Vincent Labrune, tête défaite, s’avance vers les micros à Reims : «On ne peut pas parler de crise» ! Son entraîneur adulé a claqué la porte à l’issue du premier match, Marseille n’a marqué aucun but, aucun point face à Caen et Reims mais «on ne peut pas parler de crise». C’est vrai qu’il n’y a pas mort d’homme mais le slogan du club serait plutôt «Droit dans le mur». Au moins, ça lui sert d’indication à suivre car l’OM a la fâcheuse habitude de se prendre régulièrement pour un poulet sans tête, courant dans un sens, puis dans un autre, s’arrêtant pour souffler avant de repartir de plus belle à l’opposé au gré de l’impulsion donnée.
L’an prochain, cela fera vingt ans que Robert Louis-Dreyfus a repris le club, le flambeau a été repris par son épouse Margarita après son décès en 2009. Mais pour en faire quoi ? Pour aller où ? Car cette stabilité de l’actionnaire s’accompagne d’un défilé ininterrompu des présidents, des entraîneurs. Chaque nouvel arrivant a sa mission, son avis sur la direction à suivre. On évoque le «Bayern du Sud», le «projet Dortmund», jamais du «futur OM». Ca dure un an, deux ans, trois ans puis… stop. Faute de clarté stratégique –l’équilibre des comptes ne peut en soi être une politique-, faute de mise en œuvre pérenne d’un modèle à suivre, le club ne se construit pas mais avance malgré tout à coup de passions, de paris entrepris par ses acteurs de passage. Celui de Labrune, c’était Marcelo Bielsa. Et que lui sans voir plus loin.
Une statue au «Loco» pour un titre de champion d'automne
Le président marseillais, trop seul, trop impliqué dans le court terme des résultats, a négligé tout le reste et tout axé sur le sorcier argentin qui allait permettre à des talents prometteurs d’éclore, le «fou» romantique et passionné auquel tous les supporters marseillais allaient s’identifier. Ca a marché plus que de raison. Le Vélodrome s’est reconnu en lui jusque dans ses excès, des supporters, omniprésents, qui réclamaient le goudron et les plumes pour Deschamps –six titres en trois ans après dix-sept ans d’abstinence- mais ont élevé une statue au «Loco» pour un titre de champion d’automne.
Ainsi va l’OM depuis des années, dans un bouillonnement incessant que d’anciens présidents comme Christophe Bouchet ou Pape Diouf analysent dans FF. L’OM est-il ingérable par nature ? Ils ont leur idée sur la question. Marseille digérera cette crise, comme les précédentes, mais l’OM voit l’écart se creuser avec ses concurrents dans un Championnat où Paris a confisqué la première place.
L'équipe type de Jorge Mendes
Skoblar, l'Aigle dalmate plane toujours
Vous avez été 19 510 à voter pour notre consultation afin de désigner le meilleur étranger de l'histoire de la L1. Avec 7% des voix, plus précisément 1339 votes, Josip Skoblar arrive quatrième du classement. L'attaquant issu de l'ex Yougoslavie restera à jamais un des grands buteurs de notre Championnat.
D'où venait-il ?
L’histoire d’amour entre Marseille et Josip Skoblar est tout d’abord un récit morcelé. Formé au NK Zadar situé en actuelle Croatie, Skoblar signe à 18 ans à l’OFK Belgrade, grand club de la capitale yougoslave. Là-bas, il martyrise les défenses et signe la bagatelle de 63 buts en 162 matches. L’Europe lui fait les yeux doux et c’est Hanovre qui remporte le gros lot. Considéré comme tendre, il est prêté une saison à l’OM en 1966-1967. Skoblar arrive au beau milieu de l’opus mais s’intègre à merveille. Il forme avec Joseph une attaque redoutable et inscrit 13 buts en 15 matches. Marseille fait tout pour le retenir, mais outre-Rhin, ses performances sont loin d’être passées inaperçues.
Malgré sa volonté de poursuivre l’aventure sur la Canebière, le natif de Privlaka doit revenir en Bundesliga, son contrat faisant foi. Il passe deux belles saisons à Hanovre avant le grand retour au Vélodrome. Marcel Leclerc, le président de l’Olympique de Marseille va le chercher en Allemagne à la mi-saison 1969-1970. Il est accueilli à l’aéroport sous les applaudissements des supporters marseillais, heureux de le voir faire son retour dans le Championnat de France. Le début d’une très belle histoire en ciel et blanc pour celui que l’on surnomme l’Aigle dalmate.
Qui es-tu Josip Skoblar ?
Skoblar c’était avant tout un style sur le terrain. Cheveux d’ébène, torse bombé, le Yougoslave avait une gueule et un charisme incontestable. C’était avant tout un véritable tueur des surfaces. Sur ses 100 premières rencontres sous la tunique phocéenne, il avait déjà marqué… 100 buts ! Il finira sa carrière marseillaise avec un total de 158 buts en 194 matches, en inscrivant 2 quadruplés, 8 triplés et 36 doublés. L’attaquant olympien était un véritable fossoyeur devant le gardien de but. Sans pitié, il était très rare de le voir louper une occasion car il avait pour lui un atout majeur dans sa manche : il tirait aussi bien du droit que du gauche et avait aussi un redoutable jeu de tête. L’archétype du renard des surfaces et du numéro neuf.
Et comment parler de Skoblar sans y ajouter un soupçon de Magnusson ? La relation technique entre les deux hommes sur le terrain était éblouissante. Elle a permis à l’OM de décrocher un titre de champion en 1971 et un doublé Coupe-Championnat en 1972, le tout en pleine domination stéphanoise, ogre qui a raflé sept titres en dix ans. Skoblar termine d’ailleurs triple meilleur buteur du Championnat de France (1971, 1972 et 1973) en inscrivant la première année 44 buts (!). Un véritable exploit quand on prend en considération le fait que Skoblar ne tirait pas les penalties… Un record qui n’est pas encore prêt de tomber.
Quelques faits marquants
Quand Skoblar allonge Domenech
En 1973, l’OM sombre en quarts de finale de la Coupe de France à Lyon. Skoblar dégoupille et assène un violent coup de poing à un certain… Raymond Domenech. Arcade ouverte, le lyonnais pisse le sang et l’attaquant quitte le terrain sans même attendre de recevoir un carton rouge. «J’ai eu une mauvaise réaction, mais il a d’abord eu un vilain geste sur moi. Il m’a marché sur le mollet. Je n’ai pas pu me tenir», racontait Skoblar au micro de France Inter à la fin du match. Domenech quelques minutes plus tard, sparadrap sur l’arcade : «Quand on perd, on dit n’importe quoi…»
L'équipe type de Jorge Mendes
Mercredi, les barrages à la Ligue des champions, offrent une opposition entre le Valence CF et l'AS Monaco. Deux clubs où le plus puissant agent de la planète, Jorge Mendes, a ses entrées. L'occasion d'établir le onze type des joueurs de son écurie.
Preview: Valencia vs. Monaco
In perhaps the tie of the Champions League playoff round, Spanish outfit Valencia will take on Monaco, who were so impressive in last season's competition.
The first leg of their tie will take place at the Mestalla on Wednesday, where Valencia will look to secure an advantage ahead of the return in Monaco one week later.
Valencia
A strong 2014-15 La Liga campaign saw Valencia finishfourth in the table, just one point behind third-place Atletico Madrid, who sealed the final automatic Champions League group stage position.
Los Che had to hold off a strong challenge from Sevilla to finish in the top four, although Sevilla did ultimately qualify directly for the group stages following their Europa League success. Valencia now have the chance to make it five Spanish sides in this season's competition.
Valencia have had a two-season absence from the Champions League, but they have previous in this competition, having finished as runners-up in both 2000 and 2001. They made it through the group stages in the 2012-13 season, but eventually went out in the round of 16.
Los Che also have a strong home record against French opposition, having won eight of their last nine home fixtures against teams from Ligue 1, but they did lose 2-1 to Paris Saint-Germain during their last appearance in the competition. This is also the first time that Valencia will be competing in the playoffs of the Champions League, while the same can also be said for Monaco.
Investment from Peter Lim has aided suggestions that Valencia can once again become one of the top teams in European football. They showed last season that they could match the best teams in Spain, but they have been handed a very difficult tie against a strong Monaco outfit.
Valencia's pre-season results have also been very disappointing – losing each of their last five matches, including games against the likes of Bayern Munich and Roma. The real business starts here, however, and a positive result in the first leg is certainly needed.
Recent form: WWDWLD
Recent form (all competitions): WLLLLL
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Monaco
Not many predicted Monaco to make a major impression in last season's Champions League, but it proved to be an impressive campaign for the French side, who made it to the quarter-finals.
Progressing from a group that also contained Zenit St Petersburg, Benfica and Bayer Leverkusen was not too much of a surprise, but their outstanding result came in the round of 16, when they overcame Arsenal over two legs. Their journey came to an end against Juventus in the quarters, but it was still a very strong season for one of the unfancied sides in the competition.
They missed out on automatic qualification for the group stages this season, however, after finishing third in Ligue 1 behind Paris Saint-Germain and Lyon. Leonardo Jardim's side just about pipped Marseille to third, while Saint-Etienne were also not too far behind in fifth position.
Key players have left this summer, meanwhile, with Geoffrey Kondogbia, Yannick Ferreira Carrasco andLucas Ocampos all seeking pastures new. Ivan Cavaleiro has been the high-profile arrival from Benfica, but the squad certainly looks weaker than last season.
Jardim's side were drawn against Young Boys in the third qualifying round last month, but they eased their way into the playoffs with a comfortable 7-1 aggregate victory.
Monaco have made a decent start to the new Ligue 1 season, meanwhile, taking four points from their first two matches to sit sixth in the table. They boasted such an impressive defensive record in all competitions last season and will need to produce something similar if they are to enjoy more success this time around.
Like Valencia, Monaco also have previous in the Champions League having finished as runners-up in 2004. One of these European giants will be eliminated at this stage of the competition and the first-leg result could have a huge bearing on the final outcome.
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Team News
Valencia boss Nuno is still without first-choice goalkeeperDiego Alves, which could mean an official debut for summer signing Mathew Ryan between the sticks.
Nicolas Otamendi is not expected to feature as the Argentine reportedly closes in on a move to the Premier League, but Los Che have no fresh injury concerns ahead of the match.
Alvaro Negredo and Paco Alcacer could start as the front two, while Zakaria Bakkali will also hope to feature following his summer move from PSV Eindhoven.
Monaco, meanwhile, also have no fresh injury concerns for the clash at the Mestalla.
The back five and two midfield players are not expected to change, but Stephan El Shaarawy could come into the attack alongside Bernardo Silva and Cavaleiro.
Anthony Martial could also replace Guido Carrillo through the middle for the visitors.
Valencia possible starting lineup:
Ryan; Barragan, Mustafi, Orban, Gaya; Feghouli, Parejo, Gomes, De Paul; Negredo, Alcacer
Ryan; Barragan, Mustafi, Orban, Gaya; Feghouli, Parejo, Gomes, De Paul; Negredo, Alcacer
Monaco possible starting lineup:
Subasic; Fabinho, Raggi, Carvalho, Kurzawa; Toulalan, Moutinho; Cavaleiro, Silva, El Shaarawy; Martial
Subasic; Fabinho, Raggi, Carvalho, Kurzawa; Toulalan, Moutinho; Cavaleiro, Silva, El Shaarawy; Martial
Head To Head
The last time that these two teams met was in a friendly at the start of the 2014-15 season – that particular fixture at Arsenal's Emirates Stadium finished 2-2.
The only competitive tie between the two sides took place in the 1980-81 European Cup Winners' Cup first round, when holders Valencia beat the French outfit 5-3 on aggregate.
- GKE. Moraes
- DLF. Coentrao
- DCE. Garay
- DCPepe
- DRJ. Bosingwa
- FCR. Falcao
- MCJ. Moutinho
- ALC. Ronaldo
- ACJ. Rodriguez
- ARA. Di Maria
- FCD. Costa
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