Après une séance de tirs au but étouffante, l'Allemagne élimine l'Italie (1-1, 6 tab 5). La Nationalmannschaft rejoindra en demi-finale le vainqueur de France-Islande.
Une véritable bataille tactique
Dès l’annonce des compositions d’équipe, ça fleurait bon la rencontre épique. Pour contrer le redoutable 3-5-2 d’Antonio Conte, Joachim Löw adepte du 4-2-3-1 depuis le début de l’Euro avait décidé de passer à trois axiaux derrière avec Höwedes, Boateng et Hummels. Une guerre du tableau noir s’est dessinée pendant les 120 minutes de la rencontre. Dans l’entrejeu, ce fut presque homérique. Entre les harcèlements incessants de Toni Kroos, les relances propres de Marco Parolo, un Emanuele Giaccherini qui a harcelé les Allemands et bien failli semer le trouble sur une ouverture de Leonardo Bonucci à la 43e minute de jeu… Tactiquement, chaque pion avait son importance et les deux coaches se sont livrés une partie d’échec monstrueuse. Avec leur défense à trois, Allemands et Italiens ont profité de l’incroyable apport de chacun de leurs pistons. Les quatre hommes se sont rendu coup pour coup. Florenzi a sans cesse apporté sur son flanc droit, idem pour un De Sciglio tranchant côté Nazionale. Chez les champions du monde en titre, le jeune Kimmich a mangé la craie et Hector a multiplié les centres et a offert l’ouverture du score à Mesut Özil sur un débordement épique. Replacements, compensations, dézonages… On aura vu beaucoup de choses dans cette rencontre peu emballante mais diablement intelligente des deux côtés.
Fortunes diverses pour les leaders
Les larmes de Gigi Buffon sont touchantes. Au bout d’une rencontre encore quasi parfaite de sa part, le portier juventino peut avoir tous les regrets du monde. Encore impeccable sur sa ligne, l’ancien de Parme a sorti une incroyable parade réflexe à la 68e minute de jeu alors qu’il est proprement fusillé par Giorgio Chiellini revenu défendre sur Mario Gomez. L’ancien peut quitter la compétition la tête haute. Tout comme son confrère allemand Manuel Neuer qui n’a jamais tremblé à aucun moment. Inhabituellement maladroit dans certaines relances et malheureux dans la séance des tirs au but, Leonardo Bonucci n’avait pas tremblé pour ramener les Azzurri à hauteur sur un… penalty à la 78e. Au contraire, Bastian Schweinsteiger a déçu. Le capitaine de la Nationalmannschaft n’a su s’imposer dans le cœur du jeu et est passé au travers. Et que dire de Jérôme Boateng. Net, propre et précis jusqu’à son incroyable penalty concédé en fin de rencontre. Sur une déviation de Graziano Pellè, le défenseur du Bayern Munich écarte de manière inexplicable les bras et smashe le ballon… Une erreur qui aurait pu coûter très cher.
Une séance de tirs au but étouffante
Après 120 minutes de labeur, nous avons eu droit à une séance de tirs au but haletante. Histoire de bien graver dans le marbre qu’un Allemagne-Italie ne ressemble jamais à une rencontre comme les autres. Après les tentatives réussies de Kroos et Insigne, Simone Zaza, fraîchement entré, nous fait une course déconcertante pour frapper au-dessus. Incompréhensible. Müller loupe la mire aussi derrière. On se dit alors que les cartes sont redistribuées à 1-1. Mais Özil rate sa tentative après la froide réussite de Barzagli. L’Italie prend la main et mène 2-1. Inexplicablement, Pellè manque le coche et Draxler égalise à 2-2. Schweinsteiger et Bonucci n’ont pas les nerfs solides non plus. Les six prochains tireurs seront sereins… et c’est le malheureux Darmian qui bute sur Neuer. Hector emmène l’Allemagne en demi-finale et fait pleurer l’Italie entière. 6-5. Quel suspense et quel dénouement cruel pour la Nazionale.
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