FOOTBALL – Le PSG, mené 1-0 pendant 25 minutes, a réussi à battre les Bulgares de Ludogorets 3 à 1 grâce à un doublé de Cavani et un but de Matuidi, mercredi, un succès lui permettant de prendre la tête du groupe A de Ligue des champions.
Les Parisiens, qui restaient sur une défaite en Ligue 1 à Toulouse (2-0), n'ont pas totalement convaincu, même si cette victoire face à l'adversaire le plus facile du groupe leur permet de prendre la tête devant Arsenal, vainqueur de Bâle 2-0, avec quatre points chacun pour le duo de tête. Parisiens et Londoniens avaient fait match nul 1-1 au Parc des Princes lors de la journée inaugurale.
Après l'ouverture du score, sur coup franc de Natanael Pimienta (16e) pour Ludogorets, Matuidi a sonné la révolte en reprenant de près une passe de Verratti (41e) (voir ci-dessous).
En seconde période, Cavani a doublé la mise de la tête à la suite d'un coup franc de Di Maria (56e) (voir ci-dessous). Trois minutes plus tard, Cosmin Moti a raté l'égalisation en tirant trop mollement le penalty sifflé pour une faute de Thiago Motta. A l'heure de jeu, Cavani n'a pas raté l'occasion de donner plus d'ampleur à la victoire en reprenant du pied droit un centre de Lucas.
Le PSG et son entraîneur Unai Emery peuvent préparer plus sereinement la réception de Bordeaux, samedi, en Ligue 1.
Le PSG s’emballe pour Alphonse Aréola
Auteur d'un arrêt décisif sur penalty, Alphonse Aréola a été l'un des hommes-clés de la victoire du PSG face à Ludogorets (3-1). Et cette performance n'a pas passée inaperçue.
Le penalty, tu espères toujours que le gardien le repousse. Il y aurait pu avoir 2-2, mais ce qui m’intéresse c’est le comportement de l’équipe sur le terrain, et à ce moment-là l’équipe était bien sur le terrain. » Interrogé sur l’arrêt décisif d’Alphonse Aréola sur le penalty de Moti (59e), Unai Emery ne s’est pas éternisé sur le tournant du match. Encore moins lorsqu’un journaliste a tenté de le relancer sur le débat de la concurrence avec Kevin Trapp. Pourtant, comment ne pas penser que le jeune gardien formé au PSG est en train de s’installer durablement dans la peau du titulaire ?
Alors que son partenaire allemand avait démarré la saison en championnat, Emery avait choisi de lancer la saison d’Aréola lors du premier match de Ligue des Champions contre Arsenal (1-1). Un système de rotation façon Barça à l’époque du duo Bravo-Ter Stegen semblait alors se dessiner. Mais depuis, le numéro 16 francilien n’est plus sorti du onze de départ aussi bien en Ligue 1 qu’en coupe d’Europe. À nouveau titularisé contre Ludogorets, Aréola a donc encore marqué des points en réalisant cet arrêt. Une parade qui a tout changé puisque Paris est passé d’un 2-2 à 3-1 plus confortable grâce à un but inscrit dans la foulée par Edinson Cavani, l’autre héros de la soirée.
Thiago Silva le voit succéder à Lloris chez les Bleus
Forcément heureux, le principal intéressé s’est pourtant refusé à tout excès de confiance. « C’est une bonne soirée pour moi, mais surtout pour l’équipe. Il fallait repartir sur une victoire, c’est ce qu’on a fait. Le plus important est le résultat collectif, j’y ai mis ma petite patte. Ce sont des choses qu’on garde entre l’entraîneur des gardiens et moi-même. Je la sors au bon moment et, derrière, on marque, c’est bien. » Mais s’il la joue collectif, Aréola a de quoi avoir le sourire. Car sa prestation n’est pas passée inaperçue.
« Nous avons deux bons gardiens, mais seulement un peut jouer. Il est dans son meilleur moment et l’entraîneur a décidé qu’il jouait. Et il l’a très bien fait », s’est ainsi félicité le directeur du football parisien Patrick Kluivert. Un discours plutôt sobre qui tranche toutefois avec celui du capitaine de l’équipe Thiago Silva. « Alphonse est un jeune gardien qui a beaucoup progressé. Il a joué à Bastia et à Villarreal. Il donne beaucoup de confiance à tous les joueurs. Il a joue très bien du pied, je n’ai rien à dire sur son jeu de main. J’espère qu’il va continuer comme ça parce que c’est le prochain gardien de la sélection française. » Un bel hommage même si cette déclaration est loin d’être un compliment de circonstance. Déjà appelé par Didier Deschamps, Aréola n’a toujours pas réussi à inverser la hiérarchie du trio Lloris-Mandanda-Costil en Equipe de France. Mais à force de répéter ce genre de performance, notamment en Ligue des Champions, il sera difficile pour le sélectionneur de s’en passer.
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