sábado, 31 de janeiro de 2015

Les déboires de Cavani



   

   
Football, Ligue 1

Les déboires de Cavani



Si le PSG a gagné vendredi contre Rennes (1-0), Edinson Cavani, lui, a vécu une sale soirée. Sifflé par le public du Parc des Princes, l'attaquant uruguayen s'est brièvement accroché avec Laurent Blanc au moment de son remplacement.
On jouait à peine depuis plus de dix minutes vendredi lorsqu'Edinson Cavani a essuyé les premiers sifflets du Parc des Princes après une mésentente avec Lucas Digne le long de la ligne de touche. Le début d'une soirée calvaire pour l'Uruguayen. Une de plus diront ses détracteurs. Buteur lors des deux derniers matches du PSG à domicile, contre Evian-Thonon-Gaillard en championnat (4-2) et Bordeaux en Coupe de France (2-1), l'ancienne idole de Naples semblait sur le chemin de la rédemption après sa mise à l'écart du groupe pour cause de retard à la reprise hivernale. Mais ses travers l'ont brusquement rattrapé.
Emprunté techniquement, Cavani, malgré une générosité et une implication dans les tâches défensives intactes, a perdu un nombre incalculable de ballons face à Rennes. Il a aussi raté les deux plus grosses occasions parisiennes de la partie : une face-à-face avec Benoît Costil (49e) et un ballon mal négocié sur un centre-tir de Javier Pastore (69e). Conspué par une grande partie du public après ce raté, «El Matador» n'a pas eu le temps de placer une nouvelle banderille pour se racheter. Laurent Blanc l'a en effet remplacé par Lucas dans la minute suivante. Sous la bronca. Un changement clairement pas du goût de l'Uruguayen, qui a brièvement dit sa façon de penser à son entraîneur avant de prendre place sur le banc.
Je l’ai trouvé insuffisant et j’ai pris la décision de le faire sortir
— Laurent Blanc
La scène, qui n'a échappé à personne vendredi soir, était évidemment au centre de toutes les conversations d'après-match. «On a certains échanges avec les joueurs quand ils sortent. Mais c’est un peu personnel, a d'abord botté en touche Laurent Blanc. J’ai eu un échange avec (Adrien) Rabiot, ça ne vous a pas interpellé ? On a eu un échange avec Edi, oui. Mais je ne vois pas quelle est l’importance de savoir quel échange on a eu.»Avant de se montrer plus prolixe : «Il peut avoir le sentiment que ça soit injuste qu’il sorte. Moi, je dis que je l’ai trouvé insuffisant et j’ai pris la décision de le faire sortir.» «Reprenez les stats, il n’est pas sorti souvent», s'est encore justifié le Cévénol.
Le joueur, lui, n'a pas souhaité polémiquer. Tout sourire au moment de se présenter devant la presse, il s'est contenté de dire que «ces choses arrivent dans le football. Il faut travailler pour les changer.» Cavani a surtout reçu des soutiens appuyés de la part de ses coéquipiers, Blaise Matudi et... Zlatan Ibrahimovic en tête. «C'est dommage de le siffler. A Paris, on a la chance d'avoir une grande équipe, qui gagne des titres. On peut comprendre certaines choses, mais il ne faut pas oublier d'où l'on vient», a pointé du doigt le premier. «Je suis dépité par ces sifflets, a lancé le second. Je suis désolé pour Edi, qui a fait un bon match. Toute l'équipe a d'ailleurs fait un bon match. Je ne comprends pas ce que veulent les gens, qu'on gagne ou qu'on perde, ils sifflent. Peut-être qu’ils avaient l’habitude de manger du caviar avant que l’on vienne ?» De quoi donner un peu de baume au cœur du paria Cavani, malgré tout salué par une partie du versatile public parisien après sa sortie.


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