Selon la télévision espagnole, Cesc Fabregas serait venu demander des comptes à Zlatan Ibrahimovic après le coup de sifflet final.
Un an après un match retour à Stamford Bridge joué dans un climat particulièrement tendu, avec en point d’orgues l’attitude détestable de Diego Costa, les retrouvailles entre le PSG et Chelsea promettaient d’être brûlantes. Il n’en a rien été et si l’arbitre a distribué quatre avertissements, deux de chaque côté, la rencontre s’est déroulée dans un climat apaisé.
Ce qui n’a pas empêché Cesc Fabregas de demander des comptes à Zlatan Ibrahimovic à l’issue du match. Selon Susana Guasch, journaliste de terrain pour la chaîne Antena3, l’international espagnol aurait attendu l’attaquant parisien afin de lui reprocher son attitude durant le match, l’accusant de trash-talking. Sur le ton de la réprimande, l’ancien Gunner lui aurait lancé qu’«il parlait beaucoup trop».
Une attaque qui n’a pas eu trop d’effet puisque le Suédois aurait préféré ignorer le Londonien plutôt que de lui répondre. Les retrouvailles entre les deux hommes, dans trois semaines, n’en sont pas moins prometteuses.
Figo: "Le PSG a un certain avantage"
Mardi soir, le Paris Saint-Germain s'est imposé à domicile (2-1) contre Chelsea en huitième de finale aller de la Ligue des champions, et a pris une petite option avant le retour du 9 mars prochain de l'autre côté de la Manche.
"C'est ouvert, a commenté Luis Figo via l'UEFA. Le Paris Saint-Germain a un certain avantage maintenant, mais l'ambiance à Stamford Bridge sera électrique, donc on va voir. C'est bien que la qualification soit encore possible pour les deux équipes"
Hiddink: "Le PSG a une superbe équipe"
Malgré la défaite (2-1), Guus Hiddink se satisfaisait du résultat rapporté par ses troupes du Parc des Princes. Et ce d’autant plus compte tenu de la valeur de l’adversaire.
A l’image de ses joueurs, Guus Hiddink nourrissait quelques regrets à l’issue de ce huitième de finale aller. Le PSG a beau avoir affiché 60% de possession de balle, tiré deux fois plus au but que le champion d’Angleterre (20 tirs à 9) et tout particulièrement dominé la deuxième mi-temps, le technicien néerlandais s’imaginait bien rentrer à Londres avec un match nul dans les bagages. "Il y avait la place pour faire match nul, a ainsi expliqué l’ancien entraîneur du PSV. Nous avons eu la possibilité avant notre égalisation de marquer, de leur faire mal. La façon dont on a joué les a déstabilisés. Mais nous avons manqué de réussite dans la dernière passe à ce moment-là."
Pour autant, le coach des Blues se montrait satisfait du résultat, persuadé que Chelsea avait encore toutes ses chances de décrocher la qualification pour les quarts de finale. "C'est toujours du 50-50 pour moi, a-t-il affirmé. Nous avons été dangereux, mais nous aurions pu faire mieux dans les derniers mètres. Nous sommes encore dans la course avec cette défaite 2-1. On est jamais content avec une défaite, mais ce n'est pas un désastre."
Et le Batave était d’autant plus content du résultat qu’il a été obtenu face à une "superbe équipe, très forte", Guus Hiddink rendant un hommage appuyé aux Parisiens. "Ils ont une équipe très bien construite, a-t-il ainsi souligné avant de mettre en valeur la richesse de l’effectif parisien. Il faut voir les joueurs qu'ils ont fait rentrer. On a joué face à une superbe équipe. Tout le monde peut voir que ce PSG aime jouer au football, du beau football, très organisé. Tu dois toujours êtes en alerte avec ce type d'équipe et on ne l'a pas été sur le deuxième but. Cette équipe est très intelligente, elle attend le bon moment pour vous piquer." Chelsea devra s’en souvenir dans trois semaines, à Stamford Bridge.
Avec cette victoire, le PSG n’est pas plus avancé…
Si en venant à bout de Chelsea (2-1), mardi, le PSG a pris une (petite) option sur la qualification pour les quarts de finale de la Ligue des champions, la tâche des Parisiens s’annonce rude au match retour.
Zlatan Ibrahimovic ne se serait pas heurté à l’entre-jambe de Thibaut Courtois à l’entame des arrêts de jeu, on aurait bien cru revivre le scénario d’il y a deux ans, lorsque Javier Pastore, buteur à la 85e minute, avait permis au PSG de croire en une qualification pour les demi-finales de la Ligue des champions. Las, la victoire (3-1) décrochée à l’aller n’avait pas suffi, Demba Ba ruinant les espoirs parisiens dans les derniers instants du match retour (2-0). A l’inverse, l’an passé, les hommes de Laurent Blanc avaient beau être en mauvaise posture en concédant le match nul (1-1) à l’aller, c’est bien le PSG qui avait arraché son billet pour les quarts de finale en obtenant un nul miraculeux (2-2) en prolongation à Stamford Bridge.
Difficile donc de savoir ce que préfigure le court succès parisien (2-1) obtenu ce mardi grâce au but d’Edinson Cavani dans le dernier quart d’heure (2-1). A l’issue de la rencontre, les deux équipes se félicitaient d’ailleurs du résultat obtenu, tout en concédant quelques regrets. "On a l'avantage. On a gagné, donc forcément on est satisfaits, même s'ils ont marqué ce but à l'extérieur", affirmait ainsi Blaise Matuidi, tandis que dans le camp d’en face, son pendant Obi Mikel, auteur du but de l’espoir juste avant la pause, affichait la même confiance. "Ce but nous laisse en vie, on peut obtenir un très bon résultat à domicile. On méritait mieux, on méritait un nul. On doit croire qu'on peut le faire à Stamford Bridge, on sait qu'on peut le faire."
Au final, tandis que Maxwell abondait dans le même sens: "On est contents du résultatn même s’il y a ce but en fin de première période…", il n’y a bien que Zlatan Ibrahimovic à se montrer résolument optimiste. "Nous sommes confiants. Si on joue comme on vient de le faire, on est très confiants et nous aurons une bonne chance de nous qualifier", a ainsi assuré le Suédois.
La seule certitude, notamment par rapport au match nul concédé l’an passé, est de savoir le PSG qualifié au coup d’envoi. Une donnée qui changera nécessairement la physionomie du match, obligeant –enfin en toute logique – les Londoniens à se montrer un poil plus entreprenants qu’ils ne l’ont fait au Parc des Princes. Aux Parisiens de savoir en profiter…
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