Ligue 1
Ils sont peu à avoir foulé les pelouses françaises, mais certains Écossais ont marqué le Championnat hexagonal. En marge de France-Écosse, FF rend hommage à ces Scottish qui nous ont fait plaisir.
1. John Collins (Monaco 1996-1998)
Son pied gauche et son charisme auront marqué les supporters sur le Rocher. Fin technicien et merveilleux passeur, John Collins n’avait rien du prototype du footballeur écossais, un peu bourrin sur les bords. Son passage à l’AS Monaco restera dans les mémoires dans un 4-4-2 en losange où il martelait le côté gauche. Le natif de Galashiels garde d’ailleurs, lui aussi, un souvenir marqué de la Principauté. «J’ai adoré mes deux saisons là-bas. Par la suite, je suis retourné vivre à Monaco pour trois ans quand j’ai pris ma retraite. Il y a deux visages de Monaco, confiait-il à Sky Sports. La Principauté où il y a les Ferrari, le Grand Prix et le casino et celui de la petite vie de village où nous nous sommes épanouis avec ma famille». L’international écossais aura récolté un titre de champion de France avec l’ASM et participé à une demi-finale de Coupe de l’UEFA en 1997 ainsi qu’en Ligue des champions 1998. Solide.
2. Eric Black (Metz 1986-1991)
Eric Black face à Joël Bats (L'Equipe)
Il est entré dans le panthéon écossais un soir de mai 1983. Au bout de seulement sept petites minutes de jeu, Eric Black ouvrait la marque en finale de la Coupe des coupes sous les couleurs d’Aberdeen. La suite, on la connaît. L’escouade dirigée par Alex Ferguson battra le Real (2-1) pour soulever le trophée au cours d’un historique exploit. Avec ce joli bagage sur le dos, l’enfant de Bellshill débarque en France avec une solide réputation. Il fera le bonheur de Saint-Symphorien pendant cinq longues saisons au cours desquelles il formera un duo d’attaque redoutable avec Owubokiri puis Zénier et Micciche. Clou du spectacle lorrain du Scottish, la finale de la Coupe de France 1988. Au cours d’une âpre partie face à Sochaux, Black égalise de la tête et mène les siens jusqu’aux prolongations et aux tirs aux but (1-1). Les Grenats ne trembleront pas pendant la séance et ramèneront une deuxième Coupe de France en Moselle.
3.Ray Stephen (Nancy 1987-1991)
152 rencontres sous la tunique de l’ASNL pour un total de 55 buts. Ray Stephen aimait scorer et ça se voyait. Dès son premier match avec la liquette au chardon, l’Écossais sait se présenter et inscrit un doublé face au Toulouse Football Club. Le natif d’Aberdeen soulignera malicieusement après la rencontre : «Il avait plu toute la journée alors je me suis cru en Ecosse. J'étais dans mon élément.» L’histoire de son arrivée en Lorraine n’est d’ailleurs pas banale. En proie à des difficultés financières, l’ASNL recevra un coup de pouce des Centres Leclerc qui lui offrirent l’attaquant du Dundee FC. Un certain Arsène Wenger poussera pour son arrivée... Ray Stephen s’adapta très vite à la France. Son duo d’attaque avec David Zitelli a d’ailleurs fait frissonner à de nombreuses reprises Marcel-Picot. Il garda tout de même quelques habitudes so scottish en se présentant parfois à des cérémonies importantes en kilt. Un passage en France qui restera marquant pour l'attaquant au chardon : «L'ASNL est le club de mon cœur et j'aime venir le voir évoluer lorsque j'en ai l'occasion.»
4. Mo Johnston (Nantes 1987-1989)
«Johnston en bon attaquant britannique, n’est certes pas brillant dans le style, mais ne possède pas un jeu simpliste pour autant.» Coco Suaudeau pose le décor lors de la signature de l’international écossais chez les Canaris. Bon de la tête, Mo Johnston laissera un bon souvenir à la Beaujoire pour sa bonhomie et ses quelques pions plantés malgré une période difficile pour le FC Nantes. Pour preuve, sa quatrième place au classement des buteurs avec 13 réalisations en 1987-88. Après une seconde saison plus compliquée, Mo Johnston a du mal à décoller sous la liquette des Jaune et Vert. Le football français ne semble pas lui réussir plus que cela… et Mo va rendre la monnaie en mars 1989. Sur la pelouse boueuse d’Hampden Park, la Scottish Army attend les hommes de Michel Platini de pied ferme pour la qualification à la Coupe du monde 1990. Ironie du destin, Johnston marque un doublé et les Bleus disent adieu auMondiale italien.
5. Victor Gibson (Joueur : FC Cette 1912-1924, SO Montpellier 1924-1926. Entraîneur : OM 1926-1929,
Un vieux routier du Championnat de France. Arrivé à 30 ans dans l’Hexagone, Gibson jouera jusqu’à ses 44 ans… Avec Sète (anciennement appelée Cette), l’Écossais frôlera par deux fois la victoire en Coupe de France en 1923 et 1924 mais règnera sur le monde amateur du Sud-Est, le football n’étant pas encore professionnel par chez nous. Pendant toutes ces années, le milieu de terrain jonglera entre son rôle de joueur mais aussi d’entraîneur avant de pleinement s’asseoir sur un banc dès son arrivée à l’OM en 1926. Un véritable succès. Gibson mêle intox et savoir-faire britannique pour mener les Phocéens vers deux Coupes de France en 1926, dès son arrivée et en 1927. La finale de 1926 face à l’AS Valentigney à Colombes restera mythique. Le scottish flair de Victor Gibson le pousse à mettre dans les cages Paul Seitz qui était habituellement… arrière gauche mais qui l’avait impressionné par sa chance aux entraînements. Le long de la touche, le fier coach de l’escouade marseillaise n’hésite pas à sortir son flacon de whisky et de se prendre une bonne rasade à chaque occasion olympienne. La légende dit qu’il finira bien éméché, l’OM l’emportant 4-1 et dominant de la tête et des pieds.
Ont été cités : Alex Jackson, l’élégant ailier du Chelsea du début des années 30, venu à l’OGC Nice et qui connut un destin tragique à 41 ans, mort dans un accident de la route. Les Rennais Philip McCloy, Allan Johnston et Gary Smith ou encore les Toulousains arrivés ensemble en 1999 Iain Anderson et Derek McInnes.
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