Vous avez été plus de 10 000 à choisir quelle a été votre plus grande émotion foot sur l'année 2015. En quatrième position, avec 8 % des voix, vous avez plébiscité la victoire de l'ASM à Arsenal.
L'incrédulité
Pas vernis au tirage, les Monégasques tirent la moue lorsque la boule Arsenal sort du saladier. Première du groupe l’ASM aurait pu avoir meilleur adversaire en huitièmes de finale. Favoris, les Gunners abordent la manche aller à l’Emirates avec sérénité. Les hommes de Jardim ont tout à gagner, mais les pronostics sont logiquement en leur défaveur. En voyant le onze du Rocher, on se dit rapidement qu’un 0-0, ce serait bien. Pas plus, pas moins. Monaco la joue crescendo. Acculés dans leurs vingt mètres, les 11 hommes au maillot bleu subissent mais coulissent à la perfection. Et puis, un éclair surgit. Aux vingt mètres, Geoffrey Kondogbia claque un missile du gauche. Détournée, la frappe laisse pantois Ospina (38e). L’Emirates tombe des nues… et n’en croira pas ses yeux au sortir du vestiaire. Sur un contre magistralement orchestré par Anthony Martial, Dimitar Berbatov trouve tout en sérénité la cible et double la marque. D’une froideur incroyable, l’AS Monaco plante deux banderilles et s’ouvre une voie royale pour les quarts. Qui l’eut cru ?
L'angoisse
A 0-2, Özil et ses coéquipiers décident enfin de se retrousser les manches. Monaco, toujours aussi bien organisé va pourtant subir de nombreuses vagues rouges et blanches. Quatre minutes après le but de l’international bulgare, Olivier Giroud croque une énorme occasion. Seul à la réception d’un ballon repoussé par Subasic, l’attaquant des Bleus loupent de manière incompréhensible le cadre. Du côté de la Principauté, ça commence à se ronger les ongles nerveusement et il y a de quoi. Walcott fait son entrée et dynamite l’attaque des Gunners. A la 65e, il bute sur un Subasic des grands soirs. Welbeck a suivi derrière… mais son tir est contré alors que la cage est grande ouverte ! Cardiaques s’abstenir. A la 91e minute, Oxlade-Chamberlain réduit la marque. Il va falloir tenir car avec un 2-2 au départ de Londres, ce serait une toute autre histoire pour le retour…
La (grande) joie
Vibrant. Alors que l’ASM subit une forte pression lors des ultimes minutes, un contre s’amorce. Moutinho gratte le cuir dans les pieds d’Oxlade-Chamberlain. Bernardo Silva à la cueillette lève la tête et lance Yannick Ferreira-Carrasco. Le Belge grille la politesse de la défense d’Arsenal et arme une frappe. Complètement excentrée sur la droite, la balle vient heurter le poteau opposé et faire chavirer de joie le kop monégasque qui a donné de la voix pendant 90 minutes à l’Emirates. La joie est immense. Ferreira glisse sur ses genoux et ses coéquipiers viennent lui faire sa fête. Leonardo Jardim, les deux poings levés, hurle sa joie et court comme un dératé. De belles images pour la postérité pour cet exploit français avec un «E» majuscule.
TRANSFERTS - LA BONNE IDÉE
Le Gillet de secours
Le FC Nantes a bouclé l'arrivée de Guillaume Gillet pour deux ans et demi. Un joli coup compte tenu du profil du joueur et de la faible indemnité payée, son contrat à Anderlecht finissant en juin. Voici trois raisons de penser que les Canaris ont flairé la bonne affaire.
Son expérience
Agé de 31 ans, le milieu belge a de l’expérience à revendre. Formé à la Gantoise, il a ensuite disputé sept saisons à Anderlecht, avec qui il a remporté de nombreux titres : quatre Championnats et une Coupe de Belgique. Guillaume Gillet cumule par ailleurs quarante matches de Coupes d’Europe et huit buts, dont respectivement six et trois cette saison en Ligue Europa. Un profil que personne ne présente dans l’effectif nantais, surtout pas les jeunes milieux que sont Adrien Thomasson, Birama Touré ou Valentin Rongier, actuellement blessé. Encore une preuve ? Le droitier compte 21 sélections nationales avec les Diables Rouges (1 but).
Sa régularité
Prêté la saison dernière à Bastia, Guillaume Gillet découvrait alors la Ligue 1 et son premier Championnat outre-Quiévrain. Et ce fut une réussite ! Le milieu n’a pas raté un seul match, disputant les 38 journées en tant que titulaire. Jamais blessé, jamais suspendu (seulement six cartons jaunes), l’infatigable Belge a joué 3 351 minutes, sur les 3 420 du Championnat. Et surtout, il a bien joué, apporté dans tous les secteurs du jeu : deux buts, deux passes décisives, 81 interceptions (contre 40 pour Lucas Deaux, alors patron de l’entrejeu des Canaris). Revenu à contrecœur à Anderlecht cet été - il voulait rester à Bastia -, cela n’a rien changé à son investissement : 19 matches au compteur, tous en tant que titulaire. Un modèle de professionnalisme et de sérieux.
Sa polyvalence
Milieu relayeur de formation, Guillaume Gillet peut également dépanner en sentinelle voire comme latéral droit, poste où il joua les six derniers mois à Anderlecht. Costaud physiquement, intelligent tactiquement, sûr techniquement, il s’adapte sans problème. Une polyvalence déjà montrée la saison dernière en Corse et qui n’altérait en rien ses performances, puisqu’il affichait un taux de passes réussies très intéressant (77%) et remportait la moitié de ses duels (51%).
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