Laurent Blanc s’y attendait, il a eu droit à une question sur Serge Aurier, en conférence de presse de veille de match face à Reims (samedi 17h au Parc des Princes). Compte-t-il encore sur Serge Aurier, alors que le joueur est attendu pour un entretien avec sa direction ? « N’oubliez pas que le club va prendre une décision sur Aurier, ce n’est pas l’entraîneur. J’aurai certainement avec le joueur une discussion, une entrevue. Sans caméra, face à face. Le club va prendre une décision, il faudra la respecter. Et à ce moment-là, je pourrais dire si on compte oui ou non sur Serge Aurier », a répondu l’entraîneur francilien.
Blanc a ensuite ajouté qu’il ne voulait plus d’autres questions sur le sujet, mais a consenti à lâcher quelques mots, surtout au niveau de son caractère. « J’espère ne pas être devenu radical. Le temps fait son effet, toujours », a-t-il glissé. Des phrases qui peuvent laisser un espoir de réconciliation au clan Aurier, même si Blanc assure ne pas être partie prenante de la décision de la direction parisienne.
Rennes : quand Gourcuff fait rire Courbis
Encore et toujours, le sujet Yoann Gourcuff anime les conférences de presse de Rolland Courbis, l’entraîneur du Stade Rennais. Aujourd’hui, ce dernier a raconté une anecdote au sujet d’une discussion avec le milieu offensif, sur son état physique.
« Sa remise en forme progressive représente bien sûr un enjeu très important pour nous. D’ailleurs, c’est rigolo, hier, il est venu me voir et m’a dit « Coach, je ne suis pas à 100% ». Je lui ai répondu que s’il était revenu immédiatement à 100 % après neuf mois d’inactivité, je lui chercherais un jardin zoologique pour l’enfermer ! C’est impossible ! Mais ce qui est fabuleux avec ce joueur, c’est que même à 65%, il arrive à donner davantage satisfaction que certains autres à 110%... Dans trois ou quatre semaines, il sera peut-être à 85-90%. On va tout faire pour l’aider à revenir au top le plus vite possible, ça vaut vraiment le coup », a lancé Courbis, toujours aussi fan de son joueur. Le Stade Rennais se déplace à Caen dimanche à 17h.
PSG : Marquinhos ouvre la porte au Barça
Troisième des défenseurs centraux dans la hiérarchie au PSG, Marquinhos (21 ans) commence à trouver le temps long sur le banc des remplaçants. Même si le scandale Serge Aurier lui a ouvert le poste de latéral droit pour la fin de la saison, le Brésilien semble de plus en plus enclin à un départ cet été. Il y a quelques jours déjà, Laurent Blanc avait reconnu qu’une décision devrait être prise concernant l’avenir du joueur.
Dans une interview lâchée à Globoesporte, le natif de Sao Paulo est revenu sur sa situation et il ne cache pas ses envies de départ.« Je dois finir la saison et travailler pour obtenir le plus de temps de jeu possible. À la fin de la saison, nous verrons et prendrons une décision. Le Barça est une grande équipe qui a remporté la Ligue des Champions la saison dernière et je suis très heureux de voir l’intérêt qu’il me porte. » Le PSG est prévenu, il devra trouver les bons arguments pour garder son jeune joueur.
OM : la nostalgie Bielsa agace Alessandrini !
La nostalgie autour de Marcelo Bielsa est toujours intacte dans les travées du Stade Vélodrome, les tribunes de l'enceinte marseillaise rendant toujours hommage à El Loco. Une situation qui laisse Romain Alessandrini perplexe.
« Humainement, je n’en garderai pas un grand souvenir ». Quelques jours après la démission de Marcelo Bielsa, Romain Alessandrini avait tenu des propos assez durs à l’égard du technicien argentin dans les colonnes du Journal du Dimanche. Il faut dire que la Bielsamania n’a jamais vraiment quitté le Stade Vélodrome et ce, en dépit de la démission aussi soudaine qu’indélicate de l’entraîneur, au soir d’une défaite concédée à domicile par l’OM face à Caen en ouverture du championnat de France de Ligue 1 version 2015-2016 (0-1).
Interrogé en conférence de presse ce vendredi sur la nostalgie qui plane toujours chez les supporters à propos d’El Loco, le milieu offensif de l’Olympique de Marseille a affiché un certain agacement. Au moment de réfléchir sur le lien possible entre les sifflets dont il a fait l’objet ce jeudi soir en Ligue Europa face à l’Athletic Bilbao et ses critiques à l’encontre de Bielsa, celui qui arbore désormais une teinture d’un blond éclatant - « un coup de folie comme j’en avais déjà eu à Rennes », a-t-il éludé - n’a pas mâché ses mots.
« Il va falloir passer à autre chose. Quand je vois qu’on parle encore de Bielsa dans les journaux... C’est un manque de respect vis-à-vis des personnes présentes au club. Je ne comprends pas qu’on parle encore de Bielsa. Les six premiers mois ont été beaux oui, mais ça reste Bielsa, il a ses bons et ses mauvais côtés. Il faut arrêter d’en parler, et arrêter de manquer de respect aux gens présents au club », a-t-il lancé. Michel appréciera sans doute ce soutien affiché clairement par son joueur.
Lille : Frédéric Antonetti attend Sofiane Boufal au tournant...
Le cas de Sofiane Boufal était visiblement l'un des temps forts de la dernière conférence de presse tenue par Fédéric Antonetti. L'entraîneur du LOSC a ainsi appelé son joueur à travailler encore et encore, ceci dans le but d'élargir sa palette.
Treizième de Ligue 1, Lille n’a que quatre points d’avance sur le premier relégable, mais n’est jamais qu’à neuf longueurs du podium. Dans ce championnat si serré, le club du Nord sait qu’en entamant une série, il pourrait rapidement espérer jouer les premiers rôles. Et pour ce faire, les Dogues ont conscience du fait qu’ils auront besoin d’un Sofiane Boufal omniprésent. Sans faire injure au reste de l’effectif, le meneur de jeu est bien l’atout maître de l’effectif, et le salut de la bande à Michel Seydoux passera par des bonnes performances du joueur âgé de 22 ans.
Auteur de 6 buts et 3 passes décisives en 20 matches, l’ancien Angevin est l’élément clé du secteur offensif lillois, mais a aussi prouvé qu’il pouvait trop facilement dégoupiller, comme le prouvent ses 8 cartons jaunes et 2 cartons rouges récoltés. En conférence de presse ce vendredi, Frédéric Antonetti a donc tenu à encourager son joueur, tout en sachant qu’il doit progresser dans certains domaines bien précis : « Il est capable de faire de très belles choses. Il faut qu’il soit concentré sur le jeu, un peu plus que les autres. Sofiane est très talentueux. Il doit élargir sa vision du jeu, faire des appels en profondeur. Là, il aura franchi un cap », a-t-il lancé, avant de préciser sa pensée.
« Que Boufal garde son jeu : qu’il dribble, qu’il percute, mais qu’il élargisse sa palette et fasse les bons choix durant le match. Sofiane fera une très belle carrière. Après, la fera-t-il dans le top 8 ou le top 30 européen ? À lui d’élargir sa palette », a conclu celui qui a pris place sur le banc de touche du Stade Pierre Mauroy en lieu et place de Hervé Renard, comme pour mieux exhorter Boufal à progresser dans des domaines sur lesquels il n’a peut-être pas encore tout donné. En tout cas, le maître à jouer a le soutien de ses partenaires, Yassine Benzia en tête : « Il a son caractère et rentre sur-motivé sur le terrain. Il est jeune, en apprentissage. À lui de faire les bons choix », a indiqué l’attaquant. Boufal sait ce qui lui reste à faire.
5 bonnes raisons de suivre la 27e journée
Podium de Ligue 1 en pleine mutation, duel à distance entre internationaux français ou retrouvailles de deux grandes gueules dimanche soir, la 27e journée du championnat ne laissera pas indifférent.
Parce que Nice ne va pas faire long feu
Place aux plus gros dans le peloton de tête ! Troisième depuis deux semaines, l’OGC Nice va probablement céder sa place sur le podium au terme du long week-end hexagonal. Les Aiglons sont véritablement dans le dur ces dernières semaines, et la blessure d’Hatem Ben Arfa n’arrange pas les choses, même si le collectif de Claude Puel a eu la force mentale pour prendre un point devant l’OM (1-1), dimanche dernier. Reste que le Gym, en déplacement périlleux à Bordeaux vendredi (20h30), risque de pas résister longtemps à la concurrence de Saint-Etienne et Lyon.
Pour connaître le meilleur latéral droit
Aussi étonnant que cela puisse paraître, une place dans le groupe de Didier Deschamps à l’Euro 2016 se joue en Ligue 1 ! Depuis la mise à pied de Serge Aurier du côté du PSG, Christophe Jallet et Mathieu Debuchy se disputent le statut honorifique de meilleur latéral droit du championnat. Le joueur de l’OL, actuelle doublure de Bacary Sagna chez les Bleus, réalise une belle saison, mais le néo-Bordelais, ancien titulaire en sélection, s’est parfaitement adapté en Gironde et commence à devenir important dans le jeu de son équipe. A suivre.
Pour voir si Subasic est l'actuel meilleur gardien
Nommé parmi les quatre meilleurs gardiens de Ligue 1 l'an dernier (Steve Mandanda avait été couronné), Danijel Subasic n'a pas tenu son rang durant la première partie de saison. L'international croate a retrouvé de sa superbe, restant sur deux grandes prestations contre Nice (1-0) puis à Saint-Etienne (1-1). Il y a quelques semaines, il avait déjà brillé en repoussant un penalty de Wissam Ben Yedder (4-0). L’ASM peut encore profiter de son dernier rempart contre Troyes, samedi (20h).
Parce qu’il y a un vrai match de la peur
Et dire que le TFC, 13e plus gros budget de Ligue 1 pour l’exercice en cours, est en danger de mort avant la 27e levée de L1. Les Violets sont avant-derniers, avec six points de retard sur le 18e, un Gazélec qui débarque au Stadium samedi (20h). Les deux équipes sont dans une spirale dramatique ces dernières semaines. Si Wissam Ben Yedder et ses coéquipiers restent sur six matches sans succès, les Corses font pire avec une série de sept rencontres infructueuses.
Pour un potentiel clash Antonetti-Aulas
"PLM par-ci, PLM par-là", Frédéric Antonetti s’est calmé depuis le temps, mais sa diatribe à l’encontre de l’axe Paris-Lyon-Marseille l’avait ulcéré. Après le Parc des Princes samedi dernier, pour un nul 0-0, l’entraîneur de Lille reçoit l’OL de Jean-Michel Aulas. Entre les deux hommes, pas de clash direct, mais le technicien a souvent accusé le président lyonnais d’influencer les arbitres. "Quand je vois que Lyon se plaint de l’arbitrage après ce match, ça dépasse l’entendement. Si je fais ce que j’ai vu dans les couloirs à Lyon, je passe devant le Conseil national de l’éthique", avait lancé le Corse en 2011, après un match à Gerland. M. Bastien, dimanche soir (21h), n’a pas intérêt à se louper.
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