quinta-feira, 18 de fevereiro de 2016

Saint-Etienne - FC Bâle : Les compos probables

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A quelques heures du seizième de finale aller entre Saint-Etienne et le FC Bâle au stade Geoffroy-Guichart (19h00), découvrez la composition probable des deux équipes.




Christophe Galtier ne pourra pas compter sur Alexander Söderlund ce jeudi en seizième de finale aller de Ligue Europa face au FC Bâle (19h00). Non pas que l’attaquant norvégien soit blessé ou écarté, mais le joueur de 28 ans a déjà participé à la compétition avec Rosenborg. Le règlement UEFA étant ce qu’il est, Alexander Söderlund regardera donc les Verts affronter les Suisses depuis les tribunes de Geoffroy-Guichard. Tout comme le milieu Olé Selnaes, autre transfuge de Rosenborg. Christophe Galtier ne voit pourtant pas ces absences comme un problème. Surtout que deux autres recrues, Franck Tabanou et Oussama Tannane sont, eux disponibles et seront titulaires.

Roux pour remplacer Söderlund

 « On a débuté cette compétition sans eux et le groupe qui existe a amené cette qualification pour les seizièmes de finale, a rappelé le coach du club forézien en conférence de presse. J’ai une totale confiance envers les joueurs qui vont animer notre attaque. Elle a fonctionné en phase de groupes. » Les Verts avaient en effet inscrit dix buts en six matchs. En l’absence de Neal Maupay dans le groupe de Ligue Europa, Nolan Roux tentera donc de faire oublier le Norvégien à la pointe de l’attaque alors qu’Oussama Tannane, Valentin Eysseric et Kevin Monnet-Paquet devront le fournir en bons ballons. 

Embolo, principal danger suisse

Meilleur buteur des Verts dans la compétition avec cinq buts en sept matchs, Romain Hamouma effectue son retour dans le groupe stéphanois après sa blessure au mollet droit. Mais l’ancien joueur de Laval et de Caen devrait débuter sur le banc pour ne pas prendre le risque de rechuter. Pour contrer le 4-2-3-1 de Bâle, Christophe Galtier devrait de nouveau adopter une stratégie identique à celle des Suisses avec Renaud Cohade et Fabien Lemoine à la récupération. Toujours privé de Loïc Perrin, la défense des Verts sera formée de Kevin Théophile-Catherine, Mustapha Bayal, Florentin Pogba et Franck Tabanou. Du côté de Bâle, il faudra faire attention au jeune ailier Breel Embolo, récemment élu meilleur joueur du championnat helvétique.  

Les compos probables

Saint-Etienne : Ruffier - Théophile-Catherine, Bayal (cap), F.Pogba, Tabanou - Lemoine, Cohade - Tannane, Eysseric, Monnet-Paquet - Roux
FC Bâle : Vaclick - Lang, Suchy, Samuel, Safari - Xhaka, Zuffi - Embolo, Delgado (cap), Steffen - Janko


Laurent Roussey recommande aux Verts de se méfier du FC Bâle



A quelques heures du seizième de finale aller de Ligue Europa entre Saint-Etienne et le FC Bâle, Laurent Roussey met en garde les Verts. L'ancien attaquant de l'ASSE connait bien le football suisse pour y avoir entraîné quatre ans et présente les atouts du club bâlois.



Laurent Roussey, en France, de nombreux observateurs jugent le tirage de Saint-Etienne assez clément. Qu’en pensez-vous ?
Je leur conseille la vigilance. Je sais que du côté français, on n’a pas forcément un regard sur le football suisse, à la différence de l’Italie et de l’Allemagne qui sont très ouverts sur le football suisse. Aujourd’hui, Bâle, de par son passé européen sur la dernière décennie, montre qu’il faut rester prudent et que c’est une équipe qui, lors des rendez-vous européens, sait monter son niveau de jeu pour réussir de grosses performances.
C’est devenu une valeur sûre sur le continent européen ?
Je pense, oui. Chaque année, ils sont qualifiés pour la Ligue des Champions. Au niveau du championnat suisse, ils maîtrisent assez facilement mais ils sont pour la plupart orientés vers la Coupe d’Europe car c’est la plus belle des vitrines pour tous les joueurs qui ont ensuite rebondi en Bundesliga, en Angleterre ou en Italie. C’est vrai qu’ils sont capables de se sublimer pour cette compétition-là.
Sur le plan du jeu, que faut-il craindre du FC Bâle ?
J’ai envie de dire que c’est une équipe qui a vraiment le désir de se sublimer. C’est le premier élément. Après, c’est une équipe qui a la qualité technique, qui est physiquement toujours prête, qui a des arguments offensifs… Il y a vraiment de bons petits joueurs qui sont justement là pour passer des paliers pour aller dans des grands clubs après. Aujourd’hui, partir en pensant que ce sera facile serait une grande erreur.

« Les Français sont un peu allergiques à ce côté des Alpes »

S’il n’y avait qu’un seul joueur à surveiller, lequel serait-ce ?
Vous avez Breel Embolo, qui est aujourd’hui un jeune attaquant prometteur qui vient d’arriver en sélection. Il y a aussi des garçons que j’ai connus à l’époque où ils jouaient à Thoune et qui ont aussi pas mal de qualités. Il faut rester très vigilants, vraiment.
Les Français ont un peu de mal avec les clubs qui dominent outrageusement, c’était le cas avec Lyon et maintenant avec le PSG. Est-ce qu’en Suisse, le FC Bâle est un club très populaire ou au contraire plutôt jalousé ?
Jalousé, non. C’est un club qui est devant, c’est un club que l’on aide. Par moments, il y a des décisions arbitrales que l’on peut contester mais c’est vrai que c’est aussi la vitrine, c’est l’équipe qui permet de gagner des points UEFA, qui permet d’avoir des places européennes. C’est clair qu’aujourd’hui, c’est la locomotive du football suisse. Le football suisse a tendance à progresser et à être regardé. Les Français sont un peu allergiques à ce côté des Alpes mais je peux vous dire que quand vous regardez l’équipe nationale suisse, la plupart des joueurs jouent à l’étranger dans de belles équipes européennes. Le changement s’est fait progressivement. Il s’est opéré par la base, à savoir la formation. Il y a une dizaine d’années, les Suisses ont été champions d’Europe U17 (ndlr : en 2002). L’avantage du football suisse, c’est que dans la plupart des clubs, les jeunes sont lancés sans arrière-pensée.
Quel regard portez-vous sur la saison de Saint-Etienne ?
Je pense qu’elle est plutôt satisfaisante. On s’aperçoit que derrière le PSG, tout le monde peut prétendre à la deuxième et à la troisième place, et l’ASSE fait partie des clubs qui peuvent espérer. Saint-Etienne reste un club européen par vocation donc retrouver le plus haut niveau, ce serait très bien.
Pour un club régulièrement classé dans le top 5, on a l’impression que c’est l’année ou jamais pour monter sur le podium…
L’année ou jamais, je ne sais pas comment sera le football français l’année prochaine, parce qu’on a l’impression que ça a plutôt tendance à se dégrader d’année en année. Je crois que ce qui a été fait à Saint-Etienne sur la dernière décennie, dans la gestion et dans le recrutement, c’est réfléchi et calculé. Ce qui fait que dans ce domaine, aujourd’hui, ils sont devant beaucoup de clubs français.

« Le football suisse pourrait surprendre beaucoup de gens »

A la place de Christophe Galtier, quelle tactique adopteriez-vous face au FC Bâle ?
Je pense qu’il faut être complet. Il faut avoir la capacité à varier ses attaques. A Bâle, il y aura 40 000 personnes avec un engouement, une poussée qui va être très présente. Pour le reste, ça reste très alémanique donc très proche de ce qu’on peut voir en Allemagne : des gens bien préparés physiquement, qui vont courir, ça va être des duels, tout en ayant une petite touche latine dans le jeu d’animation offensive.
On ne le dit pas souvent mais le Parc Saint-Jacques est aussi un stade très chaud, les Bâlois ne seront pas dépaysés à Geoffroy-Guichard…
Oui, c’est un très beau stade ! Quand il est plein, ça fait du bruit. Le Chaudron a peut-être une caisse de résonnance un peu plus importante mais les Bâlois ont l’habitude des grands rendez-vous, ils ont rencontré de belles équipes ces dernières années. Donc le bruit, ils connaissent, ils n’auront pas d’appréhension vis-à-vis de cela.
Vous regardez le match avec le coeur pour les Verts ?
Oui, bien sûr. En plus, j’ai mon fils qui joue là-bas (ndlr : Hugo Roussey, 19 ans) donc mon coeur est toujours vert. Mais aussi avec un intérêt parce que quand vous passez quatre ans en Suisse, ça reste un football qui est méconnu en France et qui pourrait surprendre beaucoup de gens.

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